‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 60 sur 135 · Cud. Theod.Xhron., p · texte numérisé non relu

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24'i LA PÉNITENCE DE TIIÉODOSE.

écoulé avec plus d'inlelligence, agissant moins par autorité, plus par la voie du raisonnement et de la confiance, son crédit n'en fut que plus solidement établi. Ce furent des rapports, non plus de disciple à maître ou de catéchumène à docteur, mais établis sur un pied d'égalité dans une grandeur commune. Nul doute, par exemple, que les conseils d'Ambroise n'aient eu leur part dans la résolution que prit Tbéodose de restituer au jeune Yalentinien, non-seulement les provinces qui lui avaient été enlevées par Maxime, mais celles même qui provenaient de la part de son frère Gralien et qu'il n'avait jamais dû posséder. Celait plus que la justice, plus que la générosité même ne commandait, car il eût été fort simple que le conquérant gardât pour lui-même le bénéfice de la conquête, et Yalentinien, retrouvant la totalité ou l'équivalent de son héritage, n'aurait encore eu que des remerciements à faire. Mais une juste appréciation des intérêts publics pouvait faire comprendre à deux amis éclairés de Rome que la division de l'empire en provinces occidentales et orientales était aussi ancienne que naturelle, et qu'un ne s'était jamais bien trouvé de l'altérer. Théodose entra donc sans peine, avec la modération patriotique qui lui était habituelle, dans les desseins bienveillants que suggérait à Ambroise son attachement persistant pour l'héritier légitime de ses maîtres ^ Yalentinien resta, du consentement de Théo-

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