Coram intiniavi atque in os diccre non duLiiavi
veillance des Romains ne serait point achetée par l'empereur au prix d'une faiblesse contraire à l'honneur de la foi chrétienne ^
Les préparatifs n'en furent pas moins faits avec beaucoup d'activité par l'empereur pour se diriger vers Rome dès le printemps suivant, et, à défaut de
■. concessions à l'opinion païenne, que ni sa conscience ni'Ambroise ne lui permettaient, Théodose voulut au moins se faire devancer par quelques mesures populaires. C'était une précaution qui lui avait déjà bien
^ réussi lors de son entrée dans la seconde Rome. On sait combien l'usage de léguer son bien au prince avait été répandu dans les plus mauvais jours de l'empire, et de combien de familles cette sorte de flatterie posthume, mais parfaitement connue d'avance du vivant du testateur même, avait consommé la ruine. C'était devenu sous certains Césars, dont la cupidité était le moindre vice, un moyen détourné de confiscation. On ordonnait à un malade ou à un vieillard de faire son testament pour l'empereur, sous peine de voir hâter artificiellement la fin soit de son mal, soit de ses vieux jours. Bien que la coutume fût devenue moins générale et moins dangereuse sous les empereurs chrétiens. Théodose y voulut mettre, sinon un terme, au moins une grande restriction, par une loi qui parut à Milan le