Riifin. — Soz. — Soc, loc. Cit
autour de soi pour voir si le sol tremblait ou si le ciel tombait. Rien ne bougeant, le soldat leva le bras une seconde fois, et frappa un nouveau coup, qui, atteignant cette fois la statue au genou, la fit trembler sur sa base, puis tomber bruyamment sur la terre. Dans la chute la tête fut brisée, et une bande de souris qui y avait fait son habitation, s'en échappa tout effarée. Un long éclat de rire partit alors, et de toutes parts ce fut à qui se précipiterait sur les débris informes pour en couper, en briser, en brûler les fragments. Le tronc de la statue fut réservé pour une combustion solennelle, qui eut lieu dans l'amphithéâtre. D'autres objets de la vénération des païens partagèrent le même sort, entre autres une image du soleil portée sur un char de feu qui était tenue en l'air par l'attraction d'un aimant : c'était un artifice de physique amusante, que la foule avait pris longtemps pour un prodige K
L'idole détruite, on passa à l'édifice lui-même. Des ouvriers furent sur-le-champ mis à l'œuvre, et en peu de jours la terre était jonchée de débris du temple; il n'en restait plus que les fondements. Après le grand temple, ce fut le tour des plus petits. Rien ne fut épargné, ni chapelle, ni oratoire privé, ni statues dans des niches, ni images de dévotion suspendues aux portes et aux fenêtres, ni pierres sacrées perdues dans les campagnes ou sur les bords du fleuve. Théophile, usant de