Soz., vu, 25. — Théod.,. V
celte voix révérée, répondit par quelques promesses vagues, mais sans prendre aucun engagement positif*. II est probable que cette intervention prématurée d'Ambroise contribua à aigrir plutôt qu'à adoucir l'esprit troublé de l'empereur. 11 ne manquait pas de gens autour de lui, en effet, à qui l'association continue d'Ambroise au gouvernement causait un déplaisir mal déguisé. On se plaignait assez haut à la cour que tout ce qui se faisait en conseil était aussitôt connu à la demeure épiscopale. Théodose lui-même avait quelquefois témoigné son mécontentement des indiscrétions qui le livraient à cette impérieuse surveillance. Dans cette occasion, il ne fut pas difficile de lui faire entendre que l'affaire étant entièrement et exclusivement civile, et la religion n'ayant rien à voir pas plus dans l'origine du crime que dans la qualité des criminels, l'évêque n'avait véritablement aucune raison pour se mêler de donner un avis. Ce /ut, suivant Théodoret, le maître du palais Rufin, devenu tristement célèbre sous les règnes suivants, qui se chargea de développer cet argument, auquel un souverain, si pieux fùt-il, ne pouvait rester tout à fait insensible. Sous l'empire de ces conseils, il fut convenu (ïulre Théodose et ses agents que la plus grande rigueur serait déployée à Thessalonique, mais que le plus profond secret serait gardé à Milan, pour qu'Ambroise ne