‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 79 sur 135 · Ad criminis molem · texte numérisé non relu

Ad criminis molem

o. Finem quœrere salutis aliénas aut spem alieni interitus polli-

Que si quelqu'un, craignant soit le ridicule soit le pëi il du culte public, se crée lui-même quelque image de ce genre, mortelle et destinée à périr, et l'honore soit en enlaçant alentour le feuillage d'une vigni;, soit en l'élevant sur un tertre de terre, comme l'injure faite à la religion est égale, bien que l'hommage soit plus humble, qu'il n'en soit pas moins^ pour celle offense, considéré comme coupable et privé de la demeure ou des possessions où il sera constant qu'il a rendu obéissance à la supei-stition des gentils*. Car (ont lieu où il sera avéré que s'est élevée la fumée de l'encens (si ce lieu est en la possession de ceux qui ont fait bi ùler cet encens), sera réuni à notre fisc. Que si c'est dans le champ d'autrui et à l'insu du maître qu'un tel genre d'hommage a été rendu, le coupable sera puni d'une amende de vingl-cinq livres d'or, el la mêmepeine sera étendue à tous ceux qui auront connivé à son crime. Nous recommandons ces défenses à tout défenseur et curiale, de telle sorte que les crimes dénoncés soient par eux sur-le-champ punis. Si, cédant soit à quelque complaisance, soit à la négligence, ils cachent le méfait ou le laissent impuni, ils seront soumis à un arrêt judiciaire, et les juges eux-mêmes»

i. Cette phrase est très-obscure, et très-probablement dénaturée: Si quis mortali opère facta et œviim passura simulacra imposito tuio venerabitur, ac ridicule exemplo metuens subitoque ipse siniahiverit vel rediniila vitis arbore, vel erecta effossis ara cespitibus vanas imagines, humiliore licet muneris praemio, tamen plenareligionis injuria, honorare teniptaverit.

s'ils retardent encore la vengeance des lois, seront frappés d'une amende de yingt-cinq livres d'or*. La peine sera commune à tous leurs agents. »

L'excès même de ces peines, véritablement draconiennes , et le ton emphatique sur lequel elles sont proclamées, attestent assez que le législateur ne redoute plus les résistances qu'il avait ménagées si longtemps. Etîeetivement l'histoire, qui a conservé le texte de ces j rribh.'s menaces, n'en signale dans le cours du même règne aucune application.

De la part des hérétiques qui avaient si fort troublô les premiers instants de son règne, Théodose ne rencontra pas plus de difficultés. Ils se dérobaient presque à ses regards : on les cherchait, on ne les trouvait pas. Cette division fatale et presque séculaire qui avait ensanglanté et épuisé l'Orient, semblait disparue et rentrée sous terre. En interdisant sous des peines sévères toute ordination nouvelle, faite dans les rangs de l'hérésie, Théodose put se flatter que les restes en allaient mourir d'inanition*.

Le schisme seul d'Antioche subsistait encore, plus difficile à déraciner, malgré la frivolité de ses motifs, parce qu'il s'appuyait sur la rivalité toujours subsistante de l'Orient et de l'Occident. Paulin n*était plus; mais il était mort en défiant les anathèmes de Conslanlinople, et avant de quitter la vie il avait transmis à un

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