s. Amb., Ep. XIII
à la laveur de l'union des deux pieux empereurs*. » Muni de cette pièce, Tliéodose la communiqua luimême aux évêques d'Occident en leur disant, avec un ton de douce réprimande, qu'ils témoignaient trop de chaleur pour des faits qu'ils ne connaissaient pas bien, et pourraient blesser leurs collègues d'Orient par cotte ingérence.
L'abstention des évêques orientaux ne fut pouitant pas complète. Outre Paulin d'Anlioclie, qui avait tout inlérêt à prendre son point d'appui sur l'Occident, quelques évêques restés dans sa conmiunion en Egypte ou en Palesline firent le voyage avec lui. Les plus illustres étaient le saint docteur Épiphane de Chypre, Ascole de Tliessalonique, ami de Théodose, mais si récemment adjoint à l'Église orientale, qu'il ne crut pas non plus pouvoir se refuser à l'appel de Rome^. Enfin parmi les voyageurs de renom qui passèrent dans celte circonstance d'Orient en Occident, on distinguait le jeune Jérôme, déjà connu par l'ardeur de son camctère et la fougue de ses écrits. Attaché, comme on l'a vu, dès l'origine, à la communion de Paulin, dont la société de (irégoire à Constanlinople n'avait pas suffi pour le séparer, il accompagnait à Rome l'évêque de son choix.
Bien que, réduite à ces proportions, la réunion