SecoïK'e partie, 1. 1, p. GO et 89, t. ii, p
la réciproque ne serait jamais juste et que jamais empereur ne pourrait légitimement consacrer ou déposer un évêque. Il importait de distinguer le dépôt de la vérité et le gouvernement des âmes, ces deux legs du Christ que l'Église ne peut ni partager ni céder, de tant d'autres prérogatives que le cours des temps, le progrès ou le déclin des institutions humaines peuvent toui à tour lui retirer ou lui enlever, qu'elle peut tenir de la reconnaissance des peuples ou abandonner aux ombrageuses exigences des princes. Alhanase fut le tuteur jaloux qui mit le bien propre de l'Eglise en dehors d'une communauté de sa nature orageuse et contenlieuse.
Cette préoccupation de l'indépendance de la foi tient, dans les luttes qui ont illustré sa vie, autant de place que son dévouement à la vraie doctrine. Chez Ariuset ses disciples, Athanase ne déteste pas seulement la subtilité arrogante du philosophe qui altère l'essence du dogme et fait injure à l'honneur du Cbrisl; il maudit avec un accent de dédain plus amer encore et plus passionné la complaisance du courtisan qui laisse mettre sa croyance aux voix dans une réunion présidée par des comtes, et en dispute dans les antichambres avec des eunuques *. Aussi, de toutes les sciences profanes la seule que ce rude génie paraisse avoir étudiée avec soin et dont il continue la pratique, c'est celle qui