I. S. AlbaD , Apoi., p
provoquer son consentement à une réunion de toute l'Église. Il fit partir un messager à cette intention vers la fin de Tannée 342/ en même temps qu'il quittait luimême Milan pour aller faire une courte apparition en Angleterre, afin de mettre ordre à quelques incursions de barbares1.
La lettre trouva Constance et le parti qui dominait à sa cour, sous le coup d'un événement inattendu qui les jetait dans de graves embarras. Eusèbe de Nicomédie
était mort presque à l'improviste, au moment même où l'exil d'Athanase consommait son triomphe en Orient. Il laissait ses amis sans guide dans la voie périlleuse où il les avait engagés, et la ville de Constantinople, dont il avait usurpé le siège, dans une grande agitation 2.
En effet, l'évèque précédemment déposé, Paul, protestant contre l'illégalité de la sentence qui l'avait enlevé à son troupeau, et fort de la sympathie qu'il venait de trouver à Rome, s'était immédiatement présenté pour reprendre possession de sa charge. H y réussit sans peine, un très-vif mouvement populaire s' étant déclaré en sa faveur. Mais sa réintégration ne pouvait convenir aux évêques de la province, Théognis de
1. SocM h, 20. — Soz., m, H. — Tbéod., u, 3. — Nous nous conformons au récit de ces écrivains pour le fait de la lettre écrite par Constant à son frère, et non pour la date : on en verra tout à l'heure la raison. — Liban., Or., m, p. 140. — Amni. Marc, xx, 1. — Cod. Theod., Chron., p. 44.