‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 171 sur 297 · Amm. Marc, loc. cU. — JulM ad Athcn, p · texte numérisé non relu

Amm. Marc, loc. cU. — JulM ad Athcn, p

de Mars où furent réunies les troupes qui avaient fait la sédition, et d'autres qui, déjà en marche, s'étaient mises à rétrograder sur la nouvelle des événements de Lutèce. Une tribune fut dressée avec un appareil inaccoutumé, et Julien y monta en grande pompe, au milieu des aigles et des drapeaux. C'était la première fois qu'il haranguait solennellement les troupes, car il s'était jusque-là abstenu d'user de cette prérogative du pouvoir suprême. Son discours fut simple et grave. Peu de roots lui suffirent pour rappeler aux troupes leurs exploits communs, et remercier cette armée de Gaule qui, après l'avoir adopte presque enfant, avait fait de lui un général et venait de le faire empereur. « Après de si grandes choses, dit-il, la postérité, je pense, ne se taira point sur les services que vous avez rendus à la république, si l'homme que vous avez élevé à un si haut rang, vous savez le défendre par vos vertus et la sévérité de vos mœurs. Aûn donc de maintenir l'intégrité de la discipline, d'assurer au courage la récompense qui lui est due, et de contenir les entreprises de l'intrigue, je déclare, en présence de votre respectable assemblée, que désormais ni magistrat civil, ni officier ne sera élevé à un grade supérieur, au-dessus de son mérite, par la recommandation de qui que ce soit, et que celui qui sollicitera pour un sujet indigne sera marqué lui-même d'une note d'ignominie1. » Ces paroles qui condamnaient le long favoritisme

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