‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 190 sur 297 · Id„ p. 759 et suiv · texte numérisé non relu

Id„ p. 759 et suiv

Une conjoncture d'une nature plus délicate que le choix des nouveaux consuls, parce qu'elle mettait aux prises toutes les passions religieuses, mais dont Julien ne se tira pas avec moins de bonheur, fut la cérémonie des funérailles de Constance. Il continuait ici, même sans nécessité, à jouer sa comédie de sujet fidèle et de bon parent, a Le soleil que j'invoque, avait-il écrit avant son entrée à Constantinople, et le grand Jupiter savent que, bien loin de souhaiter la mort de Constance, j'avais (ait des vœux pour sa conservation1. » Aussi voulut-il lui-même que le corps impérial tut amené à Constantinople, et que de magnifiques obsèques lui fussent préparées. Il suffit de mettre en regard les deux récits de cette pompe funèbre donnés par saint Grégoire de Nazianze , d une part, et par Libanius, de l'autre, pour comprendre avec quelle adresse Julien sut profiter d'une circonstance en apparence embarrassante, pour faire un pas décisif dans la voie pleine d'embûches où il voulait s'avancer. Au récit de saint Grégoire , le cortège qui amena les restes de l'empereur de l'Asie Mineure à Constantinople fut un véritable triomphe. Dans toutes les villes où il passait, des services divins étaient célébrés, et tous les chrétiens demeuraient la nuit en prière , chantant des cantiques , récitant des psaumes , à la lueur de mille cierges allumés. L'effet de cette harmonie était si grand,

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