Jul.t Or. 6, In cynicos imperitos, p
les amitiés puissantes, et autres choses de ce genre1. » C'est cette rigoureuse conformité à la nature que Diogène a cherchée par tous les moyens, et qui lui a fait braver l'opinion et le ridicule, a Mais, ajoute sévèrement le moraliste, se retournant contre ses faux amis, pour avoir le droit d'oser comme lui, il faut souffrir aussi ce qu'il a souffert... Celui qui veut faire profession de cynisme1, doit d'abord se châtier sévèrement luimême, et ne point flatter ses penchants, s'examiner rigoureusement pour voir s'il prend plaisir à la bonne chère, s'il aime à être mollement couché, s'il se laisse vaincre par le goût des honneurs et de la réputation, s'il veut être regardé do ceux qui l'entourent, et s'il compte leur vaine estime pour quelque chose. Qu'il soit sans complaisance pour les volontés de la multitude. Qu'il ne touche pas même du doigt à la volupté, avant qu'il ail pu la fouler aux pieds... Pour être cynique, il ne suffit point de prendre le manteau, la besace et le bâton, de laisser flotter sa chevelure au hasard, et de se promener dans la ville comme si on était dans un bourg où il n'y a ni barbier pour vous raser, ni maître pour vous instruire. Le vrai signe distinctif du philosophe, ce n'est pas le bâton, c'est la raison ; ce n'est pas la besace, c'est la fermeté de l'âme. Le cynique pourra user de franchise et d'audace lorsqu'il aura fait connaître à tous ce qu'il vauL.. Si quelqu'un veut imiter