‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 200 sur 297 · Jul., Or. 7, !n HeracL, p. 384 et suir · texte numérisé non relu

Jul., Or. 7, !n HeracL, p. 384 et suir

d'hommages, suivis d'un cortège nombreux, l'objet, en un mot, d'un vérilable culte. Voilà à qui vous ressemblez, aux richesses près , et encore cette différence n'est-ellc point de votre fait, mais du mien; c'est que je ne suis pas aussi sot que ces gens-là. A cela près que vous n'avez point la facilité de lever les tributs que ces hommes perçoivent , sous le nom d'aumônes, pour tout le reste vous leur ressemblez entièrement. Comme eux , vous avez quitté votre patrie; vous courez comme eux , et vous hantez la cour encore plus qu'eux et avec plus d'impudence. Car eux , au moins, attendaient qu'on les appelât; vous venez, vous, même quand on vous chasse. Et quel fruit vous revient-il de toutes ces courses? Quel fruit, nous surtout, en retirons-nous? Asclépiade est venu , puis Sérénianus , puis Chytron , puis je ne sais quel jeune homme aux cheveux blonds et à la taille élancée; enfin , toi, Héraclius, et après vous tous encore deux fois autant d'autres. Et quel bien, mes bons amis, est-il résulté de votre venue? Quelle ville, quel homme ont profité de voire audace?... En vérité, je ne crois pas que, dans toute votre vie, on vous ait vus aussi souvent chez les philosophes que chez les notaires de la cour. Le vestibule du palais vous tient lieu de l'Académie, du Lycée et du Pœcile. Oh! combien la philosophie est devenue par vous vile et méprisable ! 0 les plus ignorants des orateurs, dont le roi Mercure lui-même ne pourrait pas purifier la langue 1 ! »

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