S. Grég. Naz. — Théod. — Soz., foc. cit
*. S. AmbM Ep. xl, p. 946. — Tillemont, Uùt. wcf., t. vu, p. 364.
la pierre4. AÉpiphanie, l'évêque Eustathe en 6'éveillaiit entendit tout à coup retentir dans son église des airs profanes joués sur des instruments de baladin, et, informé que c'était une pompe païenne qui avait pris possession du sanctuaire pendant la nuit, il éprouva une si vive douleur qu'il expira sur-le-champ2. Mais nulle part les violences ne furent poussées si loin que dans la petite ville d'Héliopolis, au pied du mont Liban. Là, on se le rappelle, s'élevait autrefois un temple à la déesse Vénus, véritable repaire d'impudicité et de débauche. Constantin l'avait fait fermer dès les premiers jours de son règne », avant même d'avoir pris aucune mesure contre le culte païen, mais au nom seulement de la morale publique indignée. Les habitants de celle petite ville, dépravés jusqu'à la moelle des os par la longue pratique de cérémonies infâmes , étaient restés rebelles à toutes les prédications chrétiennes. Le Christ, la pureté de sa loi, les vertus de ses ministres, y étaient en horreur. Dès qu'on apprit que Constantinople possédait un César païen, et que la revendication était admise pour les monuments du vieux culte, toute la population frémit d'un effroyable tressaillement do vengeance et de fureur. On courut à l'église chrétienne, habituellement déserte et occupée seulement par un diacre du nom de Cyrille et quelques vierges consacrées
1. Tbéod., xv, 22; m, 7. — JulM Mis., p. 90. — Chron. Alex*, an 362, p. 687.