Ibid. Ep. 686, p
tilude les cérémonies, en rétablissant les temples détruits. Car il faut bien honorer les Dieux, plaire à l'empereur et embellir sa patrie. Montrez-vous le plus exact du monde à servir les Grâces : car elles sont déesses, et il faut les honorer. Mais on peut prendre soin de toutes ces choses et conserver pourtant quelque douceur (envers les chrétiens). Mettez-en donc, je vous prie, dans ce que vous exigez de Basiliscus : laissez-lui payer sa contribution en deux parties, Tune comptant, et l'autre qu'il se procurera d'ici à peu. Rappelez-vous la conduite d'Émilien (son père), que personne n'a jamais accusé et que j'ai toujours fort loué. Il n'a point été de ceux qui nous ont fait tort, et il l'aurait pu s'il l'avait voulu1. » « Orion, écrit-il encore, a de tout temps été mon ami : ma mère avait mis du soin à nous lier ensemble, et je l'ai toujours trouvé homme excellent et très-éloigné d'imiter ceux qui abusent de leur puissance. Tous ceux qui habitent Bostra témoignent qu'il n'a point détruit les choses sacrées ni persécuté les prêtres, et qu'il en a sauvé plusieurs de la misère, par la douceur de son gouvernement. Voilà l'homme qui m'est venu voir tout triste et tout abattu. Et répandant un flot de larmes, il m'a dit : C'est à peine si je peux m'échapper des mains de ceux que j'ai comblés de mes bontés. Quoique je n'aie fait aucun mal h personne, quand j'en pouvais faire, peu s'en faut que je n'aie été mis en pièces. Et il a continué en me racontant *