‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 208 sur 297 · S. Grég., Or. iv, 88. — SozM · texte numérisé non relu

S. Grég., Or. iv, 88. — SozM

malveillants, paraître dans ces luttes les provocateurs. En plus d'un lieu» en effet, les sectes qui se décoraient du nom de chrétiennes , remises en pleine liberté avec une excessive précipitation , abusaient de leurs droits nouveaux pour se porter à des violences contre leurs coreligionnaires. Ainsi les Donatistes, fiers des bonnes paroles de l'empereur, et confiants dans sa bienveillance, parcouraient les plaines d'Afrique dans un redoublement de fureur, chassant les catholiques des églises, détruisant les autels et brisant les calicps, pour ne laisser aucun objet sacré souillé par un contact impur. Au besoin, ils réclamaient pour ces violences le concours des officiers impériaux, et se faisaient remettre par autorité de justice les manuscrits des Écritures saintes, les linges et les vases destinés au saint sacrifice *. Ailleurs, à Cyzique par exemple, c'était la petite secte des Novatiens qui, persécutée sous Constance, demandait à rentrer dans ses sanctuaires détruits. Tous ces démêlés, moins vifs et moins nombreux peut-être que Julien n'avait compté, Je réjouissaient pourtant beaucoup. Il intervenait entre les combattants, et, éclairé par l'instinct de la haine, c'était toujours le parti des sectaires qu'il prenait contre ceux qui représentaient l'Église universelle. C'est ainsi qu'il prit trèsnettement la défense des Novatiens contre l'évèque de Cyzique, Éleuzej et, comme l'exécution de ses ordres

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