Amm. Marc., xiiv, s. — Zo»., m
iv. S4
370 JULIEN PERSÉCUTEUB.
obstacles; Tannée avança lentement, en rétablissant partout les digues pour faire rentrer les eaux dans leur lit et en pratiquant des chemins artificiels, au moyen de branches enlevées à de grands arbres qu'on avait abattus, puis entrelacés de manière à pouvoir supporter le poids d'un homme, Julien marchait le premier, faisant voir en riant sa tunique toute dégouttante d'eau et toute tachée par la vase. L5 où la profondeur de Peau était plus grande, on formait des radeaux, que l'on mettait à flot en les soutenant par des vessies. Ou arriva, de cette sorte, jusqu'au bord du grand canal. L* Perses étaient sur l'autre rive, armés de frondes et de flèches et prêts à en accabler tous ceux qui essaieraient de traverser. Par une habile diversion, le comte Lofr lien, à la tête de quinze cents hommes, trouva moyen de franchir l'obstacle sur un point qui n'était pas ganfc et revint ensuite mettre le désordre sur les derrières «k l'ennemi. A la faveur du trouble causé par cette attaqua inattendue, le gros de l'armée romaine put passer sait 1 encombre, et les Perses, reculant encore, revinrent cou vrir la capitale en s'abritant eux-mêmes derrière la ligi* des deux grandes forteresses de Pyrisabore et de Mao©- - Malcha, bâties l'une sur l'Euphrate et l'autre sur k Tigre, et qui dominaient toute la contrée1. !
C'étaient des places de guerre trop importantes poui qu'il fût possible de les négliger. Il fallut donc leur donner l'assaut successivement à l'une et à l'autre, et dan*
4. Amm. Marc., xxiv, 2. — Zos., m, 17, 19. — Liban., Or. 10, p. Si*
ces deux éclatants faits d'armes, Julien se montra plus grand capitaine que jamais. Pyrisabore présentait deux rangs de défense : une première enceinte fortifiée, et, aii centre de la ville, une citadelle. Ses habitants étaient très-animés au combat, et quand le prince Hormisdas se présenta sous les murailles pour engager, comme à son ordinaire, les pourparlers, il fut accueilli par des huées insultantes : les noms de parjure, de traître à son roi et à sa patrie, sifflèrent à ses oreilles, en môme temps qu'une grêle de traits. Il dut se retirer au plus vite. On amena alors les machines de guerre, dont la flotte avait assuré l'utile concours. Quelques coups de bélier firent une brèche suffisante pour permettre au soldat romain d'envahir la ville, qui ne fut plus, peu de moments après, qu'un monceau de cendres. Mais la citadelle offrait plus de résistance. Il fallut dresser contre elle un immense appareil connu sous le nom ù'hélépolis : c'était une combinaison de poutres jointes ensemble par des crocs de fer, et formant une tour carrée qu'on pouvait élever à toutes les hauteurs voulues. On la couvrait ensuite de peaux de bœufs nouvellement écorchés, ou d'osier vert enduit de boue pour qu'elle fût à l'épreuve du feu. La face qu'on présentait à la place assiégée était garnie de pointes de fer à trois branches, propres à briser tout ce qui se rencontrait sur le passage. Ainsi armée, on la faisait avancer, à force de bras, jusqu'à portée des murailles, et de chacun des élages s'échappaient des milliers de traits. Ce ne fut pas
une opération facile que d'établir cette machine compliquée sous une masse de projectiles qui enlevait la lumière du ciel et tombait d'aplomb sur les travailleurs. Julien mit lui-môme la main à l'œu vre et ne quitta pas la place un instant, au milieu des flèches et des pierres, qui vinrent mourir, plusieurs heures durant, à ses pieds, sans l'atteindre. Quand une fois le travail fut accompli, et que les assiégés se virent de niveau avec les assaillants, ils perdirent subitement courage et demandèrent à capituler. On laissa défiler la garnison sans arme entre les colonnes des légions romaines ; on fit main basse sur tout ce qu'on trouva dans la ville. Les riche 'magasins de blé et d'instruments de guerre furent ou distribués aux troupes, ou réservés pour les besoin? de la campagne. Deux jours avaient suffi pour un lel succès, et le vaincu, tout étourdi de sa défaite, bénissait pourtant la clémence de son vainqueur*.
Maoza-Malcha était une citadelle plus forte encore que Pyrisabore. Elle présentait un front de seize tours précédées d'un fossé profond et soutenues par une double enceinte de briques et de bitume. C était, en réalité, le premier ouvrage de défense de Ctésiphon, dont elle n êlait séparée que par une distance de quatre lieues environ Les difficultés naturelles du siège s'accroissaient encore par la crainte où l'on devait être que l'armée du suréna, réunie devant la capitale, ne vint, par une diversion
t. Amm. Marc., wi?t 8. — Zos , m, 17, 19. — Liban., Or. R p. S15.
continuelle, en troubler les opérations. Et effectivement, dans le chemin qu'il fallut parcourir pour se rendre de la citadelle déjà prise à celle qui restait à prendre, on rencontra plusieurs détachements de cette armée qui se cachaient dans de petits bois épais, formés par des vignes et des palmiers entrelacés, dont le pays était couvert, et qui en sortaient, de temps à autre, pour se jeter tantôt sur l'avant-garde, tantôt sur la réserve de l'armée romaine. Dans un de ces engagements partiels, Julien lui-même faillit périr. Une fois arrivé devant Maoza-Malcha , il fallait donc n'y pas rester longtemps, frapper fort et aller vite. Julien mit en observation, du côté de Ctésiphon, Victor avec son infanterie, en le chargeant de balayer tous les bords du Tigre. Puis, n'espérant pas de la force seule un résultat assez complet, il se décida à y joindre la ruse. Une mine fut creusée à une distance considérable de la ville, sous la direction des généraux Névitta et Dagalaïphus, et trois cohortes choisies s'engagèrent dans ce défllé souterrain, qu'on tint assez large pour laisser passer deux hommes de front, et qu'on préserva de tout éboulement par des poutres placées de distance en distance. Quand Julien fut averti que ces hardis pionniers, cheminant sous le sol, étaient arrivés jusque sous les murailles de la ville et au pied des tours, il fit sonner la charge et l'assaut fut livré avec de grands cris et une effroyable vigueur. Toute la garnison, quittant les tours, accourut sur les remparts, plus étourdie du bruit qu'effrayée de l'attaque, car elle
se croyait imprenable. Les soldats chantaient des airs nationaux à la gloire des Perses, et se répandaient en railleries piquantes contre les Romains : « Vous monteriez plutôt dans la demeure étoilée du Dieu suprême, criaient-ils aux assaillants, que d'entrer dans Maoza- Malcha. » Comme ils parlaient, ils entendirent derrière eux une grande. rumeur, et en se retournant virent des soldats romains passer leur tète aux fenêtres delà principale tour. C'étaient les légionnaires sortis de la mine par une ouverture silencieusement pratiquée, et qui se-' taient emparés de l'ouvrage abandonné. Ils n'y avaient trouvé qu'une femme qui était en train de moudre du pain. Leur situation au centre de la ville ennemie eût été assurément fort précaire si, dans toute guerre et principalement dans les pays barbares, tout ne dépendait de la première impression. La surprise, puis l'effroi, firent tomber un instant les armes des mains des Perses : les assaillants en profitèrent sans délai pour pousser une nouvelle charge qui enfonça les portes, et la ville, en un instant, fut livrée à toutes les horreurs d'une invasion à main armée. Cette fois, Julien ou n'essaya pas de modérer l'ardeur des soldats, ou n'y réussit pas. Tout fut saccagé et massacré sans pitié. Des fugitifs réfugiés dans les cavernes voisines furent étouffés par un feu de sarments qu'on alluma à l'oriGce. Le général Nabdates , qui avait obtenu sa grâce avec quatrevingts hommes de sa garde, ne jouit pas longtemps de cette faveur. Peu de jours après le pillage de la ville, il
se prit de querelle avec Hormisdas, à qui aucun de ses compatriotes ne pouvait pardonner sa défection, et on le brûla lout vif pour le punir de son insolence1.
Mais si Fardeur de la lutte fit oublier ce jour-là à Julien la douceur naturelle de ses habitudes, il y avait des vertus plus classiques encore, dont, même tout couvert de sang, il ne perdit pas le souvenir. On lui amena des vierges captives, d'une grande beauté, qui étaient livrées, suivant l'usage oriental, à la discrétion du vainqueur. Un lecteur assidu de Plutarque et de Tite-Live savait, de reste, comment Alexandre et Scipion s'étaient conduits en pareille occurrence , et les jeunes filles furent pieusement rendues à leurs parents. Dans le pillage de tant de richesses, il ne réclamait rien pour luimême, et ne perdait aucune occasion de faire honte à ceux qui cherchaient à joindre les profits à l'honneur de la victoire. Ses soldats murmuraient parfois de la faiblesse des gratifications qu'il leur distribuait, et trouvaient que, pour tant de périls, cent pièces d'argent
étaient une rémunération bien insuffisante, même en y
joignant des couronnes murales , sorte de récompense que Julien avait remise en honneur, mais dont plus d'un Celte ou d'un Goth romanisé ne comprenait qu'imparfaitement la valeur. Il leur répondait avec une indignation dont le sentiment était vrai, bien que l'expres-
I. Zos., m, 19-2?. — Amm. Marc, xxiv, 4. — Liban., Or. 10, p. 319. Ici, comme dans ce qui précède et ce qui sait, on ne peut prendre dans le récit très-diffus et très-confus de Libanais que quelques traits, qu'il faut placer çà et là, de la manière la plus vraisemblable.
sion fût un peu étudiée : « Les richesses sont devant vous; c'est votre courage qui doit les conquérir... Poui moi, bien que noble par ma naissance, je n'ai reçu d'autre patrimoine de mes pères qu'un cœur exempt de crainte : et, tout empereur que je suis, ne mettant de prix qu'à la culture de l'âme, je ne rougis pas de (aire profession d'une honorable pauvreté. Fabricius, quand il conduisit de grandes guerres , était pauvre de bieo el fut riche de gloire. Vous serez riches comme lui,^i vous suivez sans crainte la voix de Dieu et la mienne : sinon, si vous voulez revenir aux exemples des anciennes séditions, faites. Je saurai mourir debout, comme il convient à un empereur. Je fais peu de cas de celte vie , qu'un accès de fièvre peut m'enlever ; je n'ai point régné de telle sorte que je ne puisse me résigner à la condition privée. » Puis, songeant avec complaisance au bel effet oratoire que produisaient tant de vertus, jointes à tant d'exploits : « En voilà assez, reprenait-il, pour donner matière à parler à l'orateur de Syrie. » « C'était moi, assurément qu'il voulait dire, ajoute Libanius^n rapportant avec émotion ce dernier trait1. »
La prise des deux forteresses et de plusieurs autres petits châteaux forts qui tombèrent l'un après l'autre, abandonnait sans défense aux Romains toute la rive occidentale du Tigre. Leurs avant-postes pouvaient déjà
1. Amm. Marc, xxir, 3, 4. — Liban., 0r.lO,p. 318, 319 : Ijfafrn
s'avancer, sans rencontrer d'ennemis, jusqu'aux portes de Séleucie, et piller sur leur chemin toutes les magnifiques résidences royales et les élégantes villas dont cette plaine était couverte. Les soldats s'amusaient, des journées entières, à abattre sur leur passage le gibier de toutes sortes, grosses et petites bêtes, ours, lions, sangliers et daims, qu'on entretenait dans des bois réservés pour le plaisir des princes. Mais Séleucie, ou (comme les Perses l'appelaient dans leur langue, ne voulant pas se servir du mol grec) Coché était liée à Ctésiphon par un pont, et, en réalité, n'en était plus que le faubourg. Le siège d'une des deux villes exigeait donc au moins l'investissement de l'autre; et, pour investir Ctésiphon, un dernier coup de main était nécessaire. Il fallait passer le Tigre et en venir décidément aux prises avec l'armée du suréna, qui ne pouvait pousser plus loin sa retraite. Le passage du Tigre, dont le lit est large en cet endroit, et les bords escarpés, était par lui-même une périlleuse opération. La difficulté s'accroissait encore par les travaux de défense de toute nature dont on n'avait pas manqué de fortifier la rive orientale, et derrière lesquels le général perse vint ranger ses cuirassiers gigantesques, ses habiles archers, et enfin ses j terribles éléphants, qui auraient foulé aux pieds, s'écrie Libanius tout épouvanté, des légions de Romains aussi facilement qu'un champ de blé. On disait qu'un des fils du roi était venu sur les lieux prendre part au commandement. La construction d'un pont devant une telle
ligne de combat était impossible. Ce fut à sa flotte que Julien eut recours1.
Il l'avait laissée sur FEuphrate. Il entreprit de la faire passer dans le Tigre. Le canal de Nahar-Malchane pouvait lui être d'aucune utilité dans ce dessein, car il venait déboucher au-dessous de Séleucie, sur un point dont les légions n'étaient pas encore maîtresses. Ce fut de l'ancien canal de Trajan, dont la jonction avec le Tigre avait lieu plus en amont, que Julien songea à faire usage. On vit là le mérite toujours persistant de ces armées romaines, composées de travailleurs aussi bien que de soldats. lie vieux canal était à sec et à moitié bouché : on le rouvrit en peu de jours à force de bras; puis une énorme digue interrompit le cours de l'Euphrate, au lieu môme où il prêtait ses eaux au Nahai- Malcha, et les détourna dans le lit nouvellement creusé. Les flots s'y précipitèrent avec impétuosité, et, quelques heures après, les habitants de Ctésiphon et de Coché, du haut de leurs remparts, aperçurent avec une douloureuse surprise les navires romains débouchant en triomphe au milieu du Tigre.
1. Amm. Marc., xxiv, 4, 5, 6.— Zos., m, 23, 24, 25.— Liban., Or. 10, p. 319, 3î2. — S. Grég. Naz., Or. v, 9, 10. Ces divers récits, pareils sur les circonstances principales, différent dans quelques détails. On ne peut assez admirer l'art et le soin avec lesquels Gibbon les a combines, et la lucidité de son exposition. Il y a quelques traits curieux dans un fragment anonyme inséré dans \&SpiciIe<p'um romamim de Mal, t. 2, sous le titre de Juliani imperatoris res gestœ. Sur la situation des villes placées sur le Tigre et l'Enphrate, et les canaux qui mettaient en rapport les deux fleuves, consulter d'AnviJle, FEuphrate et le Tigre, Paris, 1775 ; et Mém. de l'Acad. des Inscr.,L xxTfii, p. 240-S59.
Dans la matinée même, quatre-vingts navires furent déchargés et mis en état de recevoir des troupes. Celle opération s'accomplit en secret, pendant que, pour distraire et l'armée qui aurait pu s'en préoccuper, et les ennemis à qui aucun mouvement ne pouvait échapper, Julien , déployant ses légions sur un emplacement qui s'étendait jusqu'au pied des murailles de Coché, présidait lui-même à de brillants jeux militaires. Mais le soir, il rassembla son conseil de guerre, et lui déclara brusquement son intention d'opérer le passage du Tigre dans la nuit. L'épouvante fut générale, et tous les officiers combattirent ce hardi dessein. Julien laissa parler tout le monde; puis, sans se laisser ébranler : « Il y va, dit-il, du succès de la campagne et de la sûreté de l'armée. Autant aujourd'hui que demain ; demain , ni les ennemis ne seront moins nombreux , ni le fleuve ne sera moins large , ni ses bords ne seront moins élevés. » Il donna alors le signal et fut obéi. Cinq navires, chargés de légionnaires, formaient le premier convoi , qui mit à la rame et se perdit dans les ténèbres. Peu d'instants après, un jet de flammes, partant de la rive opposée, éclaira le fleuve d'une lueur sinistre, à la faveur de laquelle Julien put distinguer ses navires tombés aux mains des ennemis et déjà chargés de torches embrasées. Il comprit du premier coup toute la gravité de cet échec; mais, avant que personne autour de lui eut eu le temps de se reconnaître : ce C'est le signal convenu, s'écria-t-il ; nos amis sont maîtres du
rivage, hàtons-nous de les rejoindre. » Sans perdre un instant, toute la flotte prit le large, Julien lui-même Rembarquant avec son infanterie légère. La masse immense des vaisseaux et la force réunie de tant de rameurs domptèrent la violence du courant et amenèrent l'escadre entière sur la rive orientale, assez tôt encore pour délivrer les navires captifs et éteindre les flammes qui les dévoraient. L'ardeur de la troupe était telle, qu'un certain nombre de soldats, qui n'avaient pu prendre place sur les navires, se mirent à la nage ou à cheval sur leurs boucliers , et vinrent aborder seuls au rivage \
Mais ce n'était pas tout de toucher le bord , il fallait y prendre terre. Le soldat, à peine débarqué, se vit au pied d'une côte escarpée qu'il dut gravir dans l'ombre, tout chargé du poids de ses armes et sous une grêle de dards, de pierres et de matières enflammées. Le moindre choc était suivi d'une chute certaine dans l'abîme. Julien, montant le premier tout d'une haleine, parvint non sans peine, avec sa troupe légère, sur le sommet d'une éminence où il put s'arrêter et attendre d'être rejoint par le reste de ses forces. Il les réunit alors en une seule masse, mettant au centre les hommes dont il était le moins sûr, et garnissant le front et les derrières par l'élite des guerriers les plus éprouvés. C'était,
i. Amm. Marc. — Zos.— Liban., toc. cit. — Zosime ne fait passer la fleure à Julien lui-même que le lendemain de la bataille. Ammien, qui était mieux informé, est plus croyable.
dit Ammien Marcellin, une disposition empruntée aux descriptions d'Homère mais il n'emprunta à personne l'heureuse idée de pousser sur-le-champ ses hommes sur le centre de l'armée ennemie, afin d'en venir tout de suite à un combat corps à corps, et d'enlever aux Barbares l'avantage que leur donnaient la supériorité et le nombre de leurs armes de trait. À celte nuit de veille et de fatigue succédèrent douze heures de combat, au bout desquelles les Perses rentrèrent en déroule dans les murailles de Ctésiphon. Les vainqueurs les poursuivaient f épée dans les reins, et seraient entrés à leur suite, dil-on, dans la ville, si le maitre de l'infanterie, Victor, craignant quelque piège, et déjà blessé luimême, ne les eût arrêtés dans leur essor. La perte des deux armées était très-inégale , et l'avantage moral des Romains plus grand encore que leur triomphe effectif3.
Le lendemain, tout le reste de l'armée, avec les bagages, les gens de suite et les machines, opéra tranquillement et triomphalement le passage du fleuve. On fit le partage du butin, qui était immense; les soldats reçurent leurs récompenses. Puis il fallut aussi remercier les Dieux , et principalement Mars, qui avaient bien l mérité de Rome et de Julien. Un immense sacrifice