Amni. Marc, xxv
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trop court pour sa taille , qui était très-grande. Pub, tout en faisant sonner le départ (car il n'y avait pas un instant à perdre), on promena le nouvel empereur à travers les légions déjà prêtes à se mettre en route '.
Le cri de Jovien Auguste se propageait d'un bout à l'autre du camp. On fut tout surpris de l'extrême enthousiasme avec lequel il était répété surtout à l'avantgarde ; mais on le fut bien davantage encore lorsqu'à l'approche du nouvel élu lui-même , ces transports se changèrent subitement en larmes et en sanglots. Une méprise avait trompé le zèle de ce corps , tout composé d'anciens soldats de Gaule. Les deux noms de Jovien et de Julien ne 'différant que par deux lettres, et présentant à l'oreille un son analogue, ces braves gens avaient cru que leur chef revenait à la vie. Mais quand, au lieu de la démarche leste et du port militaire qu'ils counaissaient si bien, ils virent se dessiner une taille lougue et un peu courbée, ils éprouvèrent un moment de désappointement qu'ils ne purent contenir *.
Jovien lui-même n'avançait qu'avec répugnance. La dignité d'empereur n'avait pas beaucoup de charme au fond de l'Assyrie et en face d'un ennemi menaçant. Puis un scrupule troublait cet honnête homme, qui ne vou-
1. Amm. Marc, xxv, 5, 10. — Théod., nr, 1. Cet écrivain explique assez bien ce qu'Ammien avoue indirectement, c'est que Jovien fut <Hu i)ar le choix de l'armée et des officiers d'un grade inférieur, coûte gré des officiers supérieurs. Pour Zosime, Aurèle-Victor, Eutrope, et les autres écrivains païens, ils rapportent l'élection sans aucun détail.