Amm. Marc., xiY, 10. — Zos., m, 35. — Soc, m
moins sensible. Dès les premiers jours de son avènement, Jovien s'était proposé de partager avec son père la dignité consulaire. Il éprouvait beaucoup de joie à la pensée d'associer à son élévation ce vieillard, qu'il aimait beaucoup et qu'il avait hâte d'aller saluer dans sa nouvelle dignité. Varronien, de son côté, s'en réjouissait fort, et ' se plaisait à raconter à ses amis que toutes ses grandeurs lui avaient été prédites autrefois dans un songe, pendant que Jovien était encore tout enfant, et que, dès lors, il s'était toujours attendu à se voir un jour père d'un empereur, et élevé lui-même au rang de consul. Ce vœu . innocent fut trompé au moment où rien ne s'opposait plus à ce qu'il fût satisfait. Varronien mourut subitement, sans avoir pu même embrasser le fils qui couvrait de gloire sa vieillesse
Ce fut à Àncyre que Jovien reçut ce nouveau coup, adouci à la vérité par l'arrivée de sa femme Charilo qui lui amenait son jeune fils, en compagnie d'une dépu lation du sénat de Constantinople. L'enfant s'appelait* comme son aïeul : Jovien, pour ne pas faire mentir la prédiction, imagina de le lui substituer, et le consulat de l'année 364, qui s'ouvrit ce jour-là, fut décerné à Jovien Auguste et 804.' au nobilissime Varronien s. Sans attendre même qu'on fût à Constantinople, on procéda à la cérémonie; mais
quand il s'agit de promener l'enfant sur la chaise eu ru Je,