‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 30 sur 297 · Ruflû, i, 19. - Soc., il, 23. — Soz., m, *0. - Théod., u · texte numérisé non relu

Ruflû, i, 19. - Soc., il, 23. — Soz., m, *0. - Théod., u

tant ce trait de la vie d'Athanase, n'y ont vu qu'un détour ingénieux, suggéré par une heureuse présence d'esprit, pour rejeter sur autrui l'embarras d'une question délicate. Les détours n'étaient guère pourtant dans les habitudes d'Athanase, et s'il employa ce jour-là un artifice, ce fui le premier et le seul de toute sa vie. C'est lui faire plus d'honneur de penser qu'en acceptant pour lui-même et en imposant a ses adversaires l'épreuve de la concurrence et de la lutte, il obéissait aux instincts généreux de sa nalurc et suivait les vues lumineuses de son grand esprit. Le schisme qu'il combattait était en ce moment condamné à tous les degrés de la hiérarchie ecclésiastique. Sourdement révoltés contre la foi du grand concile, les hérétiques étaient en rupture ouverte avec l'autorité du siège de Rome : leur dissolution cupide, leurs fanatiques violences, les décréditaient chaque jour dans l'esprit des chrétiens sincères. Un seul appui leur restait, la faveur du prince ; un seul espoir, le triomphe de la force. C'était par là que le schisme devait encore survivreet toujours renaître. Un souffle de liberté aurait éteint ce germe de mort que couvait la chaleur malsaine d'une cour.

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