S. Greg. Naz., Or., iv
*. S. Greg. Naz., ibid.t Î8.
fit épouser, de gré ou de force, celte fille de Constantin, déjà veuve, d'un âge assurément fort mûr, et d'un caractère peu féminin, qui avait elle-même décidé Vétranion à usurper la couronne. On lui imposa en outre, pour général de ses armées, le comle Lucilien 4. Quelques paroles furent prononcées par Gallus en faveur de son frère. Le jeune prince ne demandait, pour profiter du bonheur inespéré de sa famille, d'autre grâce que la permission d'aller 5 ConMantinoplc suivre, sous des maîtres fameux, le cours de ses études favorites5. Après quelques difficultés, Constance se décida à lui accorder celle faveur : puis le nouveau César, investi du commandement de l'Orient, prit congé de son parent,-qui comptait bien demeurer toujours son maître.
Les loisirs de Constance, pondant l'hiver, furent employés aussi à un aulre genre de cérémonie. Il pourvut à la convocation d'un concile, et à l'excommunication d'un hérétique. Même dans celte expédition prompte et périlleuse, il ne marchait qu'accompagné de ses évôqucs favoris, les ennemis d'Athanase et les directeurs dangereux de l'Église d'Orient. La mort de Constant, protecteur déclaré des orthodoxes, et représentant armé de la pure foi de l'Occident, avait ranimé toutes les espérances de ces prélats, et ils suivaient avec anxiété la marche de Constance vers ces régions latines où siégeaient leurs
1. Aurcl. Vict.,rfeC«*., 42.— Zos., n, 45. — Zon., xiu, 8. — Eut!., x, 12. — Chron. Alex., p. C79. — Philost., iv, 1.