‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 180 sur 321 · JoL, ad Athen., p · texte numérisé non relu

JoL, ad Athen., p

JULIEN EN CAULE.

On juge avec quelle émotion un tel langage fut reçu dans ces écoles d'Athènes dont Julien avait été l'élève et demeurait l'honneur. Des étudiants, pourtant, et des professeurs chrétiens s'en alarmèrent. A la porte des temples rouverts, devant les statues des dieux, qu'on s'empressait d'orner et de relever, il y eut des querelles assez vives entre les jeunes gens et les mattres. Julien ^ l'apprit et en fut inquiet. Il ne lui convenait pas, tant ^ que Constance était debout, que les deux religions en ^ vinssent aux prises. II se hâta donc, par une nouvelle lettre, d'apaiser les esprits, en engageant chacun h ado- — ^

rer en paix ses dieux , d'après le rit de ses pères S et iWm i écrivit en même temps à l'illustre rhéteur chrétieicx^^i Prohérèse, pour lui offrir de lui raconter tous les motii^^^j^ de son élévation à l'empire et de lui fournir les Af^nw mn ments nécessaires pour en faire l'histoire et l'apologie^.sss'.

Si Constance eût été doué de la moindre intelligenMM^» politique, les incertitudes de son adversaire lui eusse ni clairement tracé son chemin. Faire résolûmeni Irê aux divisions dogmatiques , et appel aux sentimei — chrétiens, s'entourer à l'instant des héros de Tépiscz^c^ pat, et convoquer toutes les fractions de l'Église à s'uwm ir contre l'ennemi commun : c'était le conseil du bon se ^his comme de la foi. Mais il n'y eut point de courtisans po ^^ir le lui faire entendre, et lui-même, enivré de sa tot»^^»«-

1. Liban., Or., io, p. 288. Ce passage de Likuûiu est XriA iAmi "wr,

mais ne parait pas susceptible d'un autre sens.

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