‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 259 sur 321 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

mois que nous supportons ce fardeau, et nous laissons maintenant les vieilles femmes, qui ne quittent pas les tombeaux des morts, faire des vœux au ciel pour elre débarrassées de loi ; pour nous, nous l'accablerons de nos railleries, et nos injureâ te perceront comme autant de traits \ »

Reprenant ensuite la parole en son propre nom , il déclare aux Antiochiens qu'il est trop tard pour qu'il corrige ses mœurs afin de leur plaire. Ses mauvaises habitudes sont prises et enracinées. Dans l'enfance, c'est son précepteur, Scythe de naissance , qui lui a appris à mettre la vertu au-dessus du plaisir. Puis, à peine parvenu à Tage d'homme, il a vécu parmi les Gaulois et les Germains. « On m'a envoyé, dit-il, visiter la forêt Hercynienne, et j'ai vécu là bien des années, comme un chasseur avec des bêles sauvages. J'ai appris à connaître des gtîns sans flallerie et sans complaisance, qui passent leur vie simplement et librement avec leurs égaux. Ainsi, tout enfant, j'ai marché dans la voie de Platon et d'Aristote, qui ne m'a point conduit à une vie qui puisse plaire à un peuple de délices. Devenu homme et maître de moi, j'ai eu à vivre parmi des peuples farouches et belliqueux, qui n'adorent dans Vénus que la déesse des noces légitimes et des unions fécondes; dans Bacchus, que le père d'une joie honnête 2... Si j'entreprenais aujourd'hui, dans mon âge déjà avancé, de cor-

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