‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 286 sur 321 · Amm. Marc, xxiii, 5. - Zos., loc. cit · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xxiii, 5. - Zos., loc. cit

mer, et rempli d'absinthe : le pelit nombre d'arbrisseaux et de broussailles qu'on y trouvait avaient une odeur aromatique ; mais on n'y voyait aucune espèce d'arbres. Les outardes et les autruches, les gazelles et les onagres semblaient être les seuls habitants de ce désert. » Mais Xénophon avait sans doute eu dans sa campagne un meilleur temps que Julien, car il ne parle pas de coups de vent violents, fréquents dans ces parages, et dont l'armée romaine eut beaucoup à soufTrir, qui soulevaient de temps à autre en tourbillons le sable de la plaine, emportaient les tentes et renversaient les soldats sur le dos et sur le ventre. Le même souille faisait déborder la rivière et poussa plusieurs navires de charge contre des écueils où ils périrent*.

Si la plaine était déserte, le cours de TEuphrate était semé, de distance en distance, de places fortes qu'il fallut ou emporter d'assaut ou éviter par un détour. La citadelle d'Anathan, nommée aussi Phatuse, se rendit à discrétion après quelque résistance, et cette soumission fut principalement due à l'intervention eflicace du prince Hormisdas, aidé par un ancien déserteur de l'armée romaine qui s'était établi dans le pays depuis l'invasion de Maximien, et qui sentit se réveiller en lui, après tant d'années, le sentiment patriotique. La garnison prisonnière fut envoyée, avec femmes, enfants et bagages, dans un territoire de Syrie qui lui fut assigné pour demeure ;

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