I. Soi., VI, t. — Théod., iv, — Cod. Théod,, ix, t S5. 1. S
sommes pas obligés de croire, comme lui» que, si Jovien l'épargna, ce fut parce qu'il pensa qu'on pourrait bien tuer sa personne, mais non la mémoire de ses écrits ; de même que, si les temples commencés restèrent à demi bâtis et devinrent rubjel de la risée des chrétiens, on n'est pas tenu de supposer que ce fui la terreur seule qui empêcha de les achever *.
Les choses, en effet, abandonnâmes à Faction de la grâce et de la vérité, reprenaient tout simplement leur cours. Du moment où Tempereur n'intervenait plus pour faire des hérétiques ou des païens, le paganisme rentrait dans l'ombre, et l'hérésie s affaissail. De toutes parts, pendant les derniers mois de celte année 363, commencée sous de si tristes auspices, on pût signaler, par l'heureux effet des conseils d'Alhanase, un vif mouvement de retour des populations vers la pure foi catholique. D'Occident en Orient le même souffle sembla s'élever. A Antioche, sous les yeux de Jovien, une réunion de vingt- Hept évéques, dont beaucoup avaient partagé les erreurs des semi-Ariens, ou même figuré dans des rangs plus avancés, vint offrir à l'empereur une adhésion trèsexplicite au symbole deNicée. La vivacité de ce repentir pouvait bien, à la vérité, être mélangée de quelque secret désir de plaire; mais à l'autre extrémité de l'empire et à des distances où Tautorité se faisait à peine sentir et où la faveur n'arrivait pas, en Gaule, par exemple, et en Italie, Hilaire et Eusèbe de Yerceil re-