‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 40 sur 321 · s. Athan., ad Sol., p. 8Î · texte numérisé non relu

s. Athan., ad Sol., p. 8Î

La rétractation d'Ursace et de Valens est on fait très-constant.

Mais Athanase élait moins touché de ces hommages intéressés que de l'édification pieuse causée parle triomphe de la vérité aux chrétiens restés fidèles. La présence de leur évêque justifié devenait pour ceux-ci le signal d*un grand élan de reconnaissance et de ferveur. « Combien , dit encore Athanase au même endroit , de jeunes filles prêtes à se marier se décidèrent alors à rester vierges pour Jésus-Christ ! Combien de jeunes gens embrassaient la vie solitaire » suppliant leurs pères de ne point les détourner du saint exercice ! Combien de femmes persuadèrent à leurs maris, ou de maris à leurs femmes, de se livrer tout entiers à Toraison, suivant le conseil de TApôtre ! Combien de veuves et d'orphelins» auparavant affamés et sans vêlements , soulagés tout à coup par l'abondante effusion des aumônes , ne connurent plus ni la nudité ni la misère ! En somme, il y eut entre tous une telle émulation de vertus que chaque Tamille paraissait une église *. »

Telle était l'inépuisable richesse de la foi de ces premiers âges. Les scandales pouvaient la contrister un instant, non la refroidir. Sa flamme s'animait par le souffle même du vent dont elle était agitée. En prenant connaissance, à son retour, dè l'étal des populations

puisque les pièces en sont citées par S. Athanase en deux endroits [Apoi., p. 776 et 777 et ad Sol,, p. 8Î6 et 827 ; et par S. Hilaire, Fragm. hisi., p. 1298). Il n'y a de difficultés que pour le moment où il faut la placer. Nous avons suivi les indications d'Athanase lui-même, conformes à celles de Sozomène ( m, 23).

i. S. Athan., ad Sol., 825.

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