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naftre le Dieu de qui elle tenait le bien de la vie, pour s*y consacrer tout entière» pour s'ennoblir en le servant, pour appuyer en lui toute son espôrance,et se reposer en lui, comme dans un port ami et sûr, contre les orages de l'existence. Voir, comprendre et connaître ce Dieu, ce fut le désir qui Tenflamma * . d
Mais les dieux du paganisme, les dieux de tout âge, de toute espèce, les petits dieux, les grands dieux, les dieux enfermés dans des idoles et déshonorés par de ridicules symboles ; tout cela eut bien vite lassé cette ème éprise du bien infini. Déjà il s'élevait jusqu'à la pensée d'un être tout-puissant et éternel, en qui il n'y aurait ni plus, ni moins, ni avant, ni après, lorsqu'il tomba, dit-il, sur les livres que la religion des Hébreux disait écrits par Moïse et par les prophètes, a J'entendis alors le Dieu créateur rendant témoignage de luimême, en ces mots : h suis celui qui est, Dites aux enfants d'Israël : celui qui s'appelle Je suis m'a envoyé à vous. J'admirni cette parfaite définition de Dieu qui 'mduisait la notion incompréhensible de la nature clivine, par l'expression la plus appropriée à Thumaine 'ntelligence. Rien ne se conçoit, en eiTet, comme plus essentiel à Dieu, que l'être, parce que celui qui est par essence ne peut avoir ni tin, ni commencement, et que, ûans la continuité d'une béatitude incorruptible, il u'a l^u et ne pourra jamais ne pas être, d
De ridée de Dieu, aperçue dans son existence infinie,