‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 132 sur 324 · Soz., IV · texte numérisé non relu

Soz., IV

- 2. Amm. Marc., xvii, 12, 13. — Cod. Théod., Chron., p. 5S. — détails donnés par Ammien Marcellinsar le négociations entre et les Limigan tes, sujets révoltés des Sarmaties, et sur son en avec eux, où il faillit être tué, ne présentent pas tous les la vérité. Ammien n'est tout à fuit croyable que quand il racoD qu'il a vu lui-même. Ailleurs^ son goût de faire l'histoire À 1'^ l'emporte souvent.

lA PERSKCLTIO.X AKIK.NXE. iOo

bien |)Our le mallre du monde, et cette prospérité croissante le maintenait en humeur bienveillante.

bailleurs Constance, comme son père, se croyait chrétien accompli, et à beaucoup de prétentions théologiques il joignait beaucoup de méfiance contre les philosophes. Les semi-ariens se firent donc aisément écouler, quand ils représentèrent la formule de Sirmium comme entachée d*un esprit philosophique dangereux. Puis ils surent insinuer, non sans adresse, qu*Aétius et ses amis avaient été bien avant dans la confiance du césar Gallus, si justement puni pour ses conspirations, et qu*on nesa- ^it pas jusqu'où Tamitié avait pu pousser la confidence. Tout cela fut représenté en langage fort décent, avec ^le altitude soumise de plaideurs devant un juge, qui ^it, suivant Constance , la tenue convenable pour des ^tques devant Tempereur, et à laquelle il n'avait jamais Pu plier ni les Athanase, ni les Lucifer, ni les Hilaire *. ^supplique fut donc bien venue, et mandant auprès ^ lui ses conseillers Ursace et Valons, aussi bien que Vautres évéques de sa cour, l'empereur leur demanda ^^ec quelque aigreur pourquoi ils l'avaient laissé s'écar- ^de la vraie doctrine au sujet de la substance divine, 't'rop l)ons courtisans pour ne pas sentir dans quel sens

soufflait le vent de U faveur, Ursace et Yalens jouèrent ^surprise et l'innocence, s'excusèrent de n'avoir pas in- *M dans leur symbole le mot de semblable en substance,

*• Soi., IV, 15. — Philort., ir, 8. — S. Hil., de Syn., p. Ut 4. III. *

416 LA PEUSMCLIIOM AHIKN.XE.

sur ce que, décitlés à faire (li>paiailre le terme de cofisubstantiel, cause de lant d*orages, ils n'avaient pas bien saisi la ditrérenee do deux expressions si voisines : une fois instruits de la valeur de cetle correction, ils promii'eni qu'ils ne feraient nulle difficulté de s'y ranger ^ On modifia donc, ou plutôt on retira la dernière formule de Sirmium. Pour plus de solennité , on fit venir de Berée le pape Libère, qui attendait toujours dans l'angoisse le prix de sa faiblesse, et qui dut s'estimer heureux qu*on ne lui demandât pas d'aller plus loin dans la voie des conc«»i sions. De concert avec cette haute autorité, le Uomoioé' sio$ fui intronisé dans le symbole à la place de ffomoou^ sias, omis sinon condamné ^ Enfin, pour achever le Irioniphe du semi-arianisme. Constance prit la plume luimême, révoqua la nominati<md'Eudoxe au siège d'Antiochc, le traitant oflkiellemenl de sophiste et de coureur, et le bannit en compagnie d'Aétius et de ses principaux disciples. Puis, ajuès avoir joint ces nouvelles vicUnies à tant d'autres, et frappé de^s mémas peines ce qu'il reganlait comme des exc^s contrains , il crut sincère — ment avoir sauvé la foi et placé l'Église dans un ju«lav

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