s. Hil., htr. rif
t. 11 est difficile de savoir si ce fut une foriimle nouvelle qu'oo ré4i— — gea à cette occasiou , ou simplement les anathèuies d'Aucyif qu'o renouvela. Voir, à ce sujet, note de Valois snr Soz., iv, 15. Il ne paia pas certain que rauathème contre le mot dmaubêiantùil lui comiMi dans la rédaction ; mais la phrase de S. Hilaire sur le renvoi de Libérai citée plus haut, ne permet pas de douter que la formule signée par lui contînt un iMùnt que ce docteur lui-même , malgré son esprit de concilialion, ne jwuvait admettre. Cf. Hefele, CofècUietige^chichte» t. i; p. ili.
LA t^ËllSÉCUtlON ARiENNE. 40Y
équilibre, à égale ^i^hce énlfe Aétiuâ et Alhanase* . Mais sa satisraclion n^étail au fond nullement paHâgêepar ses conseillers habituels, lés prélats politiques et coUflisàns , les eunuqiies , les chambellanf^ , todt ce monde actif et retnuaht qui ne i[^on§idél*nlt la religion que comme un Instrument d'intrigue. Pour tous ceux-là, le pas rétrograde que venait de faife l'empôreUt était nn légitime sujet d'inquiétddô. La perspective d'Un accommodement possible entre les orthodotèb d'Occident et les Orientaux modérés, cet objet des V*ax de tous les dissidents honnêtes, ne leur souriait nullement : ib ii*y voyaient que le retour en gfâce d'advefsaires jirés,et, par suite, rébranletttehl de leur propre crédit. Leur crainte fut rédoublée lorsqu'ils apprirent quô l'empereur, de plus en plus séduit par ses succès Ihéo- ^tfaes, rêvait la convocation d*Un grand éoncile uni- VBtSel , où il se proposait probablement de faire réformer le symbole de Nicée dans le sens.du semi-arianlsmfe, ^ de l'imposer ensuite, solis celte forme mitigée, au Dionde chrétien tout entier. Pour mieuk égaler la gloire dé son père, en même temps qu'il croyait corriger se* feules, c'était à Nicée môme que Constance se proposait de provoquer une nouvelle réunion de TÉglise. Avec la perspicacité de Intérêt personnel , les prélats politiques devinèrent à l'instant que , dans tine telle assemblée, lA walorllé serait nécessairement formée par les plds md«
*• Soz., IV, 13. — Philost., IV, 8. — théôd., ii, l5.
dérés de toutes les opinions : on s^ verrait, on s'expliqueraitybien desméflances tomberaient, bien des calomnies seraient réfutées, les orthodoxes sauraient exploiter à leur profit les alarmes causées aux semi-ariens par les exagérations d*Aétius; et de ce rapprochement d*idées analogues et de sentiments communs la paix pouvait sortir. Or, le trouble est Télément de l'intrigue, et la paix lui répugne par instinct.
Ce qui justifiait leurs inquiétudes , c'était l'apparition simultanée d'un éloquent manifeste de conciliation, fait par l'un des plus illustres proscrits de la foi catholique, l'évêque de Poitiers, Hilaire. Hilairc, banni des Gaules, avait été transféré en Asie, et, à peine arrivé, avec le coup d'œil d'un homme habitué aux affaires, il avait promptement sondé la division intérieure qui travaillait l'hérésie, et compris le parti qu'on en pouvait tirer pour ramener ceux qui n'étaient victimes que d'une erreur passagère. Suivant une ligne de conduite un peu différente de celle de ses compagnons d'infortune, il s'abstint soigneusement de toute parole vive contre ses adversaires, rechercha leur conversation, les aborda en tout lieu avec le salut de paix ; et, sans s'unir avec eux par la communion des saints mystères, ne fit point difficulté cependant d'entrer dans leurs églises et de se joindre à leurs prières *. Il acquit par là leur bienveillance et , en même temps , la connais-