‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 152 sur 324 · Jul.^ ibid., p. 228 et suiv · texte numérisé non relu

Jul.^ ibid., p. 228 et suiv

JtLIEN EN GAULE. 29

Glissait mettre, dans sa reconnaissance et ses prédileconSy si loin derrière sa bibliothèque. On dirait qu'en rononçant seulement son nom , l'orateur craindrait émouvoir la jalousie de sa noble souveraine. Ce fut ourlant cette princesse si dédaignée qui dut, suivant mie apparence» être chargée de porter à la cour les eux morceaux d'éloquence. Car elle fit partie, comme ^n Ta vu, du cortège qui accompagna Constance à Rome. ?Jle venait de mettre au jour un fils mort dos sa naissance, et relevait à peine de cette couche malheuneuse. On disait dans Tarmée que la sage-femme qui 'avait délivrée avait fait périr son enfant par ordre iipérieur. Plus tard, lorsqu'elle revint, on répandit iissi le bruit qu'Eusébie, stérile elle-même, et jalouse 3 ^ cousine peut-être encore à un autre litre, lui avait ■1 prendre un breuvage qui devait l'empêcher de con- ^oir de nouveau. Ammien Marcellin, avec la naïve '>3ioralité d'un païen, rapporte même le fait comme ^ré, sans qu'il paraisse croire diminuer en rien par là haute estime qu'il professe pour les vertus d'Ëusébie. ^st certain que, quel qu'en soit le motif, et peut-être ^■n renient par l'cfTet des froideurs de son époux, -ioiie n'eut point d'autre fruit de cette union si peu fidre*.

l^iie des deux pièces que nous venons de citer se ter- "^^ brusquement par ces paroles brèves : a Mais le **ps manque pour pousser plus loin le culte des

* -Annm. Marc., xvi, 10.

Muses; il faut maintenant retourner h mon ouvrage*. « En eflct la saison du loisir et des Muses s'éûoulaiU celle des armes était venue. Maître maintenant de de» armées, Julien avait conçu pour les employer une con binaison de manœuvres dont il se promettait le pl*^ heureux succès. Les Francs étant momentanément c (luits par la prise de Cologne et la défense du Rhin ^ périeur, c'était contre les bandes alamanes, refoula dans les Alpes helvéliennes et rhéliques, que l'effo principal devait porter. D'après le plan de Julien , m général Barbation arrivant d'Italie devait s'avanoes dans ces régions montagneuses en suivant le Rbta qui en sort, jusqu'au pays des Kauraques (le canton dO Dâle). Julien, de son côlé, à la tète de son corps d*ar^ mée, devait remonter le Klione jusqu'au lac Léman,. Les Barbares se trouvaient ainsi enserrés de toutes paris, coupés de la Germanie et obligés, pour échapper à cette tenaille (comme parle Ammicn Marceliin), de livrer bataille, soit à l'une, soit à l'autre des deux armées romaines 2.

L'eifet répondit d'abord aux espérances de Julien. Il rencontra l'avant-garde barbare dans les plaines de la Saône et sur le territoire de Lyon, qu'elle était en Iraiii (le ravager. Devant l'apparition des aigles romaines, les Barbares reculèrent à l'instant et rentrèrent dans rilelvétie, non sans éprouver de grandes pertes sur les rout^

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