‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 153 sur 324 · Jul., Oi\ 2, p. 189. i. Amm. Marc, xvi, H · texte numérisé non relu

Jul., Oi\ 2, p. 189. i. Amm. Marc, xvi, H

ilJLIRN KN GAULK. 31

OÙ Julien ovail disposé de toutes parts des embuscades

|>our les accabler, lis se trouvaient ainsi cbassés du œfé

où Barbation devait les attendre; et, pour être plus

siir de les faire tomber dans les mains de ce général,

Julien envoya sur leurs derrières un corps de cavalerie

commandé par Bainobaude et Yalentinicn , tous deux

tribuns, et le dernier destiné plus tard à une grande

fortune. Ils avaient ordre de presser rennenii, l'épée

do ris les reins. Mais , au milieu de leur course, les deux

officiers se trouvèrent arrêtés subitement par un tribun

du corps des Scutaires, appartenant à rarmée de Bar-

"iïlion, qui vint leur interdire de passer outre, attendu

•1^'e les Barbares étaient déjà bors de portée. En effet,

"'Gn que très -fortement posté sur le Rliin, où il avait

^^abli un pont de bateaux, Barbation, par une négli*

8«nce affectée, avait laissé passer rennemi sous ses

y^^ix , et les Barbares s*acbeminaient tout à leur aise

^ers la Germanie, en suivant les deux rives du fleuve '.

Victime une s-cconde fois de la trabison, et voyant

*^ *^chapperde ses mains la proie qu'il croyait tenir, Julien

*^® se découragea pas. Suivant de son coté, à marcbes

*^ï'e^*»es, une ligne parallèle ii celle des Barbares, il les

^tloignit dans les campagnes qui s'élemlenl entre le Rhin

^^ le.s Vosges. Leurs masses étaient considérables; ils

^^'î^ient occupé toutes les îles du fleuve. Avertis de Tap-

I^'*^che de Tarmée romaine, ils fortifiaient, par des abatis

^- Amm. Marc.,t6id.

vages hurlements.

Pour attaquer toute cette foule qui se réfugia les embarcations et dans les ijes, Julien n'avait navire à meltre à flot. Il envoya sur-le-cbamp < Rarbation de rompre le pont dont il avait fait d*usnge et de mellrc à sa disposition les bateaux composaient. Par une complication plus que sasp se trouva que le feu avait pris au pont la veille, et • bateaux étaient consumés. Tout se réunissait don perdre Julien ; son audace flt tète à la fortune. Qu mois échappés à des prisonniers lui firent suppose grâce à Textrême sécheresse de la saison, le fleuve rait à la rigueur être guéable. Il donna ordre d entrer dans Teau un corps de troupes légères, et quer ainsi directement Tile principale» qui servait traite au gros de l'armée barbare. Les vélites aux sous la conduite de Rainobaude, se risquèrent h ture, et on vit ces braves, entrant sans sourcille le fleuve, ayant de Teau jusqu'aux épaules» tan géant, tantôt marchant, monter en quelque sorte saut de Tile. Ils firent un grand carnage sur li prise h Timprovisto, et, détachant les nacelles qui i

amarrées à rtle, ils les ramenèrent au rivage, où elles purent servir à embarquer le reste de Tarmée. Le massacre des Barbares culbutés dans le Rhin fut épouvantable. Une partie cependant put regagner Tautre rive et rentrer en désordre en Helvétie * .

Ce n'était pas tout ce qu'avait rêvé Julien ; c'était un jnésaltat pourtant dont il crut devoir momentanément contenter. Il se relira vers un établissement militaire inaié Tres-tabernm (aujourd'hui Saverne), et se mit devoir de constituer là une place de guerre bien fortifia et régulièrement ravitaillée, qui pût tenir tête de ce <^ât.6aux incursions de l'ennemi. II voulait y former un ^E^provisionnement de vingt jours de vivres, et comptait, Po tir remplir ses greniers, sur un convoi qu'il attendait ^^*^ provinces méridionales. Le convoi n'arriva pas; Bar- **^tion l'avait retenu au passage. Il fallut y suppléer entrant en armes sur les terres cultivées par les rmains et en faisant main basse sur leurs moissons.

*-■* irritation était grande dans les légions contre ces tra- "^isons successives de Barbalion , et on disait tout haut ^^l'il avait ordre de l'empereur d'entraîner le césar dans

^O piège et de l'y faire périr-.

Kais ce fut bien pis quand on apprit que l'arrière-

R^Tde des Eiarbares, échappée des ondes du Rhin et re-

t. Amm. Ifarc.r làid. — Liban., Or. lo, p. 272. Il y a fort pen de ^^Qse à tirer du récit emphatique et confus de Libauius. Mais les *^^paiix traits concordent avec la narration lunnneuse d'Ainmieu*

^. Amm. Marc. — Liban., for, rit^

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