‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 315 sur 324 · Ainm. Marc., XXV, 10. — Zos., m, î*5. — Soc, m · texte numérisé non relu

Ainm. Marc., XXV, 10. — Zos., m, î*5. — Soc, m

484 Lfi 1IST09R DR L^AftltÉe.

moiiis sensible. Dès les premiers jours de son avénemenlt Jovien s*étai t proposé de partager a'vec son pfere la dignité consulaire. Il éprouTaU beaucoup de joie à la pensée d'associer à son élévation ce vieillard, qu'il aimait beau* coup et qu'il avait hâte d'aller saluer dans sa nouveUe dignité. Yarronien, de son côté, s'en réjouissait fini, d se plaisait h raconter à ses amis que toutes ses grandeun lui avaient été prédites auti^is dans unsoi^, pensait que Jovien était encore tout enfiint» et que, dès lôrs, 3 s'était toujours attendu à se voir un jour père d'an enpereur, rt élevé lui-même au rang de consul. Gevœa innocent fut trompé ait moment où rien ne s'c^ppesatt plus à ce qu'il fût satisfiiit.* Yarronien mourut ^bilement, sans avoir pu même embrasser le fils qui couvrait dé gloire sa vieillesse ^

Ce fut à Ancyre que Jovien reçut ce nouveau coup, adouci à la vérité par l'arrivée de sa femme Cbarito qui lui amenait son jeune fils, en compagnie d'une députalion du sénat de Constantinople. L*enrant s'appelait comme son aïeul : Jovien, pour ne pas faire mentirla prédiclion, imagina de le lui substituer, et le consulat de rannée364, qui s'ouvrit ce jour-là, fut décerné à Jovien Auguste et 364.' au nobilissime Yarronien *. Sans attendre même qu'on fût à Constantinople, on procéda à la cérémonie; mais quand il s'agit de promener l'enfant sur la chaise curule»

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