‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 52 sur 324 · D. C. PONT. ET. DKCEMVIR SA. F · texte numérisé non relu

D. C. PONT. ET. DKCEMVIR SA. F

TAUKOBOLIO CONFEGTO III KAL. MAI

FA. ANIGIO ET NIGRIANO CON. ARAM.

FELICITER CONSEGRAVIT.

Fabretti [Inscriptionum antiq. quœ inœdibus pntertv's nsservantur explicatio. — Romœ, 1699). Equ.itius Lollianus, préfet de la ville en 34ï, estqualitié AUGUST. QUIKINUS, P. R. E. dans une inscription trouvée à Pouzzoles (Muratori, p. 702, n© 2). — Des vestales dédient un autel à Constance, etc.

TRANSFORMATION DU PAGANISVE. 135

poslérieure d'un an seulement à celle que nous venons de citer, et rédigée avec un embarras visible, ordonne qu'on répare aux frais de TEtat les temples situés dans le voisinage de Rome. Il écrit au préfet de la ville, Catulinus, païen lui-même et même augure : « Quoique notre intention soit assurément de détruire la superstition de fond en comble, nous voulons pourtant que les bâtiments des temples qui sont en dehors des murailles de Rome restent intacts et préservés de toutes dégradations. Car, comme c'est à l'occasion de plusieurs d'entre eux quont pris naissance des jeux du cirque et des solennités, il ne faut pas détruire ce qui fournit au peuple romain ses plaisirs accoutumés ^ m Deux autres lois frappent des peines les plus sévères les violateurs et les spoliateurs des sépulcres ^.

Telle est, dans cette période qui suit immédiatement la mort de Constantin, l'incertitude de ses fils à l'égard du culte païen. Tout est contradictoire dans leurs actes et, par suite, dans les récits de leurs historiens. Ils avancent, ils reculent: un jour novateurs hardis, le lendemain, intimidés parle fantôme des anciennes institutions et des préjugés qui les environr\ant; ici détruisant, là réparant eux-mêmes les sanctuaires; tantôt frappant de leur disgrâce, tantôt honorant de leur confiance des magistrats païens'; et méritant par cette

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