‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 124 sur 137 · s. Hil., contr. Const, p · texte numérisé non relu

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sance du trouble de leurs esprits. II avait prévu la réaction qui s'opérait chez eux , et se tenait prêt à en

profiter.

La publication du livre des Synodes, envoyé pdf lui aux évêques de sa province , suivit en effet immédiatement la révolution de palais qui avait été la suite de cette réaction. Répondant à des questions qui lui étaient posées, Hilaire entreprend , dans ce traité^de donner aux Occidentaux un fil conducteur à travers le labyrinthe des professions de foi orientales. Il reprend. Tune après l'autre, à*peu près toutes ces formules, il les discute, les examine, leur donnant à toutes le sens le plus favorable, le plus conforme à Forthodoxie, dont elles soient susceptibles, ne rejetant absolument, comme impie et blasphématoire, que la dernière formule de Sirmium ; et pour toutes les autres^ saus justifier Tomission du mot consulh stanliel^ s' efforçant toujours de prouver que, si le terme ne s'y trouve pas, au moins des idées équivalentes y sont souvent exprimées; que, dès lors, le différend est purement verbal et ne devrait pas mettre des chrétiens aux prises. Ses concessions ne vont nulle part jusqu'à abandonner le mot consubstanliel ; mais tous ses efforts sont employés à en bien expliquer, à en bien éclaircir le sens, de manière à faire tomber les préjugés, à dissiper les nuages, à donner, en un mot, aux deux partis de TÉglise, une intelligence réciproque et charitable de la difficulté qui les sépare, a Lq moi consubstantiel , dit-il, ne doit ^ être ni légèrement omis» ni enseigné sans explication . On w

peut le dire avec piété : on peut aussi Tomettre sans impiété*. »

Le but du traité entier est évident. A la veille d'un concile universel , c'est un programme tracé aux évêques d'Occident pour faire rentrer dans le sein de la foi, sans les effaroucher ni les humilier, tous les schismatiques modérés d'Orient, que Texpérience commençait à éclairer. Hilaire, changeant souvent d'interlocuteur, adresse lui-même parfois la parole avec tendresse à ces faibles dans la foi : « vous, leur dit-il, qui avez pris enfin à cœur la doctrine évangélique et apostolique, vous chez qui, du sein des ténèbres de l'hérésie, la chaleur de la foi se rallume , quelle espérance vous nous avez rapportée de voir renaître la vérité, par l'audace que vous venez de montrer contre l'essor d'une audacieuse perfidie!... L'hérésie, se dévoilant par une profession explicite et d'une autorité publique , allait proclamer tout haut, avec triomphe, ce que jusqu'ici elle ne faisait que murmurer tout bas... Grâce à vous, J'empereur , averti, non de son erreur, mais de celle de ses conseillers , s'est délivré de ses liens. » Et il ajoute : « ...Nous sommes en exil, mais qu'importe? Demeurons toujours proscrits, pourvu que la vérité commence à être prêchée ^. »

i. s. Hil., de Syn.,p. 1190.-- Non est, fratres carissiini,unaPatriset Filii deneganda substantia : sednec irratioaabiliter praedicanda... Potest uua substantia pie dici et pie taceri. Qaid yeii)i calumnîam su^fô» cioni teuëmus, rei intelligenti:i non dissidentes? ?

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