Soz., IV, 23. — S. Hil., Fragm., p
déposés et proscrits. A l'autre extrémité, c'était Aétios lui-même et son disciple Eunome, trop compromis poor se rallier à aucun moyen terme. D'ailleurs , la fraction victorieuse des prélats courtisans, après s'être servie de ces deux philosophes de bas étage pour le succès de ses intrigues, ne faisait nulle difficulté de les sacriQer aux préventions du public chrétien et de l'empereur. Aétius fut abandonné de tout le monde, même de son ami Eudoxe d'Antioche, qui acheta à ce prix la succession deMacédoniu? au siège de Gonstantinople. L'ambition, parvenue à son but, rejetait avec dédain le marchepied qui l'avait aidée à ^atteindre^ Enfin Constance compléta l'ensemble de ces mesures par une nouvelle disposition établissant l'immunité des terres ecclésiastiques, et où il mentionnait spécialement qu'il agissait sur la demande du concile de Rimini. La loi en elle-même était juste et modérée, mais portée dans de telles circonstances, et adressée au préfet même qui avait négocié la signature des prélats, elle paraissait le prix payé par la politique victorieuse à la religion subornée ^.
C'était, en eifet, la politique, et la politique seule qui
1. Sulp. Sév., II, 42. — S. Hil., p. 1226 et suiv. — Soz., loc. cit. — Soc, II, 41, 42. — PhUost., iv, 12. — Théod., ii, 26, 27. — On voit par ces divers auteurs que, pour faire prononcer la déposition des prélats semi- Ariens et la condamnation d'Aétius, Constance réunit une sorte de concile à Gonstantinople, probablement composé des évêqucs présents et de ceux des provinces voisines. H paraîtrait, d'après Philost.^vii, 6, que quelques prélats ne voulurent pas consentir à la condamnation d'Aétius.