S. Âthan., de Syn,, p^ 9H
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Pendant qa^on perdait le temps à mettre ces subtilités dans on juste équilibre, Grogoire, parti d*Antiocho sous bonne escorte, allait au but par des voies plus sAres et pitis directes. Ilfit Yoile, accompagné de Teumique Arsaçe et du diFe Bolae, deui (âyoriâ de ^empereur Constance. Le préfet Phifegre* les a\ait devancés. iMais qoelcYue (Migenee qn'És fissent, et qaoiqire le secret eût été bieirgai^év ît»ne*tFou-vèreiit point Alexandrie veuve deson évéque. Se méfiant de& résolutions qui allaient sortir de la réimion d'Antioche, et ne voulant quitter son Église que devant la forée, Athanese, sans balancer, était revenè à son poste dès te» premiers jeurs du raréme, et se melEatt en dereir paisiblemeirt de préparer les fêtes de Pftques» La no«veUe de la venue de Grégoire, annoncée par m\ édil du préfet, tomba aa milieu des pieuses assemblées de- ce tem'psp de pénilien^e '.
Elle fut reçue amee une surprise e6 une indignation rniiverselles. Be toutes part» dtes protestations tnmul-
1. s. Atlian., ad Sol., p. 815 et suiv.; ad Orlh,, p. 944 et suiv. — Nous rencoDtrons ici la suite de la difficulté chronologique exposée plus haut. La collsctiaiL des lettice& yascales d'Athanaâe contient une épître syfiodale de cette année 341, datée de Rome, ce qui scm])le contredire ridée d'un retour du prélat à Alexandrie dans le carême de 341. jyua autre côté, luL-méma,. dans aalettne encyclique aux évéques, que nous allons citer plus bas, ne laisse aucun doute qu'il était présent .lu moment de finvasion de Grégoire. Tofut pourra s'accorder, si Ton suppose que le retour d'Athanase eul lieu à l'improviste,. quand il fut averti de ce qui se passait à, Antiocbe. Alors la lettre pascale aura pu èfre écrite de Mome, ^ers FËpiphanie-par eienple (époque où, encore aujourd'hui, on indique dans l'église la date de la Pduiue); et Athanase a pu revenir un ou deux mois après la lettre écrite , et ai river dans le courant du carême.
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tueuses s'élevèrent, et assaillirent même le tribunal de Tautorité civile. Les églises, et principalement celle où Athanase célébrait roffice divin, ne désemplirent pas, plusieurs jours durant, des flots d'une population émue. Il était évident que l'entrée de Tévéque usurpateur ne se passerait pas sans violence. Pour adoucir le spectacle odieux d'un évéque intronisé par la force armée, le préfet se mit en devoir d'opposer une partie de la population à l'autre, se réservant d'intervenir lui-même en qualité de pacificateur et non de mattre. Mais pour trouver des ennemis à Athanase dans les classes populaires, il fallait les chercher dans les rangs des ennemis du christianisme. Chrétien fort douteux lui-même, attaché au paganisme au moins par ses regrets, Philagre ne répugna point à faire appel aux vieilles inimitiés païennes contre le héros de la croix victorieuse. Une recrue de gens de toute sorte, vachers, bergers, débauchés de bas étage, païens de cœur et de mœurs sinon de profession, telle fut l'armée à laquelle Philagre, après l'avoir secrètement pourvue d'épées et de massues, remit le soin de frayer au nouvel évéque l'accès de son église \
De telles gens ne pouvaient manquer une si bonne occasion de se venger sur les ministres et même sur les symboles odieux du christianisme, d'une humiliation qui durait depuis vingt années. Avec quelque sévérité