‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 15 sur 137 · s. Athan., ad Orth., p · texte numérisé non relu

s. Athan., ad Orth., p

ATHÂNASB A ROMK. 53

jours de juin» aumoment où la capitale attendait la réunion du concile que le pape y avait convoqué*.

Tout était là bien différent. L'Occident seul s'était rendu à Tappel de Jules, et Athanase ne comptait que des amis parmi les cinquante et quelques évoques qui se réunirent dans l'église que dirigeait le prêtre Yiton, un des légats du pape à Nicée. Le procès qu'on fit à révêque d'Alexandrie ne fut guère que pour la forme. L'absence suspecte des Eusébiens qui ne voulaient pas comparaître à une réunion qu'ils avaient eux-mêmes provoquée j la lettre des évêques d'Egypte ; le témoignage verbal des prêtres et des diacres de cette contrée ; par-dessus tout, la présence d' Athanase, le calme de son visage, le parfum de sainteté qui émanait de sa personne : tout concourait à le justifier. D'une voix commune il fut reçu dans la communion de TÉglise, dont il n'était en réalité jamais sorti. Le bénéfice de la même réhabilitation fut étendu à d'autres prélats bannis comme lui de leurs sièges par les évêques du concile de Tyr, au

i. Cette date de juin 341 pour le concile de Rome est déterminée par TlUemnnt {Hiist, eccL, saint Jules pape, note 4), de la manière suiyante : Le concile de Rome ne se tint qu'après le concile d*Antioche, lequel est indiqué par Athanase et par Socrate pour le commencement de 341. Mais il se tint immédiatement après^ puisque les députés Elpide et Philoxène, qui ne quittèrent Antioche que pendant le concile de cette Yille,arrivèrent encore pendant le concile de Rome. C'est donc au printemps de 841 qu'U fant placer ce dernier concile. A la v^érité, saint Jules^ dans sa lettre inséréedans S. Athan.^ ApoL, p. 774, dit que ces députés furent retenus jusqu'en janvier (îavcuapt&u) ; mais à la place de lavcuapicu on peut bien lire touvtou, juin^ et alors on arrive à la date fixée par TiUemont.

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nombre desquels figurent Paul deConstantinopIe et aussi Marcel d'Ancyre qui parvint, non sans qu'on exigeât de lui quelques excuses, à selayer du reproche de Sabellianisme*.

Pendant que ces procédures suivaient leurs cours, les nouvelles d'Orient se succédaient rapidement. On apprenait chaque jour, par le récit des fugitifs, quelque nouvelle vexation exercée en Egypte contre les amis d'Athanase. Enfin, les députés du pape même, Ëlpide et Philoxèue, revinrent, racontant tout ce qui s'était passé à Antioche et les vaines instances qu'ils avaient fiaites auprès des Eusébiens pour obtenir qu'ils vinssent à Rome, au rendeavous sollicité par euxHUèmes. On sut aussi qu'ils avaient rapporté une lettre des principaux memiJres de la réunion d' Antioche, adressée au pape. On éprouvait la plus vive curiosité d'en connaître lecontenu. Mais, pendant plusieurs jours, Jules garda le silence. Il attendait s'il ne viendrait point de la même part quelques marques de repentir ou quelques nouvelles plus favorables. Enfin, les bruits devenant de jour en jour plus fâcheux, il ne put résister plus longtemps aux demandes qui lui étaient faites, et, au milieu du scandale universel, il donna leoture de la lettre qu'il avait reçue*. Cette épîlre, dernier

1. s. Athan., Apol,^ p. 740, 7S9, 745, 751 ; Ad. Sol,, p. 818. — Soc., n, 15, — Soz., m, 8. — S. Épiph., Hasr., wxii. D'après un texte de Sévère, et une lettre de saint Basile, il y a lieu de croire que Maiv cel i^tomba encore dans ses erreurs et fut exclu de la commumonpar Ati a i.is lu même. Bar., Ann, tcd., 347, s ^ et 6i«

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