Id.j Catech, xv
(( Tout, s'écrie-t-il» doit vous convaincre de la puissance du crucifié; tout, jusqu'à votre présence ici. Qui est-ce qui vous a amenés dans cette enceinte? Quels soldats vous y ont traînés? Où sont les fers dont vous avez été liés? Où est la sentence du juge qui vous y a condamnés? — C'est le trophée de Jésus- Christ, c'est la croix qui vous a tous amenés ici ; c'est la croix qui a réduit les Perses à la soumission, qui a apprivoisé les Scythes ; c'est la croix qui a donné à rÉgyple la connaissance du vrai Dieu, à la place de ces vils animaux, de ces chiens, de ces chats, de ces idoles de toutes sortes et de toutes formes qu'elle adorait Glorifions- nous donc de cette croix, applaudissons et tressaillons de joie, adorant celui qui a été crucifié, et le Père qui l'a envoyé, et le Saint- Esprit K »
De tels enseignements prêches, ou pour mieux dire de tels chants de triomphe entonnés à l'ombre des sanctuaires élevés par la piété d'Hélène, en face du bois de la croix naguère souillé de boue, aujourd'hui tout étincelant des joyaux de la couronne impériale, retentissaient au fond de toutes les âmes et couvraient le bruit discordant des dissensions ecclésiastiques. Le courant du fleuve conservait encore assez de son impétuosité première pour franchir en bondissant les premiers obstacles déjà semés sur sa route.
i. /d., Catech. xui, 40, 4i«
L^autorilé impériale, d'ailleurs, n'était qne trop pressée de Tenir en aide à ce progrès non encore ralenti de la foi chrétienne. Elle faisait payer cher sa protection à rÉglise, mais elle la lui accordait fidèlement. Pendant que ses soldats et ses préfets chassaient de lenrs sièges les prélats ortho(toxes et intronisaient des évéques de leur choix, par ttwe réciprocité qui servait à peine de compensation à tani de manrr, les conseillers chrétiens des empereurs cewtinaajeift à faire passer dans les lois les principes généraux de leur religion, et à creuser pour ainsi dire ehaque jour pkis profondément la place du clergé parmi Fes pouvoirs polifiqnes. Après la mort de Constantin, S est vrai, il se fait comme un silence dans te recoeiP de fois dte cette époque. On ne les voit plus se succéder si' rapidement: elTés ne traitent plus de sujets si nombreux et si variés ; leur rédaction ne porte plus Fempreinte cf une conviction animée, personnelle, éloquente, mais on voit pourtant le législateur s'avancer, bien que plus lentement, dans la même voie. Adoucissement des lois civiles et pénales; simpMcations des rapports de la famille chrétfenne; sévérité jusque-là inconnue de la loi pourdes vices que Tantiquité païenne couvrait de son indulgence; protection intelligente étendue sur les classes souffrantes de la société ; tous ces traita, qui ont distingué racîrnré- légiislative du premier empereur chrétien, continuent à se faire remarquer dans fes actes plus rares et moins systématiques de ses successeurs. C'est ainsi que, pendant ces années et ceffes qui les sui-
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vent è^ ptes» prèft^ on voit se compléter les règles déjà posées pour la successien des mères aux biens de teurs enfants ^ ^ et s'intcodiiire dai» les prcscriplions relatives au mariage quelques-un» de» enpédieBients que suggérait seul», jssfii'alûrs, la porelé ée la loi chrétienne^. SausrempiEedies mêmes, iiriluenee» novatrices, disparaissent ks derniers vestiges du vieui droit quiritaire. Un ééii pCBié: en 342 sou& le lainsnlat des deux fils de Constantia es! eonfu^ en ces termes r « Que les formules de yancî» diroit, cessyUabes capUenses qui sont des pièges pour la borne fei^ disparaissent cooiplétemcut de tooa bss actes ^. » Une dispositeH de Tannée 340 qui iadterdiit par «ne; juste prudence le niéienge des sexes dans ks prisons ^^ une antre qni protège la pudeur des vkvges eharétknDes. contre les traiquaots de prostitution^'; nos amtre et i^ qui airréte Fnbuâ des longoes détenlians: préventive», en «rdetnant d'interroger le» accusés dans Ir mmb cpii suil hiw détention ^, por- ; teni le- même eairswlère. On pent rattacher aussi au
mime ordre* d'idées une lenlative , trop promptement abandonnée-, dTarréler Tavvdilé dn fisc en* limitant à deux crimes seulement la confiscation des biens des
I. Coi^Theai^y irn^U iS-, L 4, S. — Voir Êclaiveissement D, première partie de cette histoire^ toL u,. p^ 443;. — Cad, Just,^ vi, 9» ^ a «t 5L — CiBS- lois sont des années 33», 349, 354-
S. Ced. Thmd.^ m, t. %%, L i, 9, Miiée356w