‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 47 sur 137 · De mysteriis liber , sect. m · texte numérisé non relu

De mysteriis liber , sect. m

174 TRANS^OftHATION BU PAGANISME»

au-dessus de terre; puis faisant sortir à son comoiandemenU des ondes d'une fontaine, les génies et lesamoun auxquels la source est consacrée * . Un peu plus loin, c'est JE Jesius, successeur de Jamblique, qui, divinement averti par un oracle des dangers de la profession de philosophe sous un empereur chrétien, va se cacher dans une retraite en dépit des efforts de ses disciples \ Puis, c'est Eustathe» moins célèbre encore par ses propres aventures que par celles de sa femme Socûpatre,. élevée dans son enfance par des génies et qui connaissait si bimi: l'avenir, qu'en se mariant elle put prédire le nombre, les vertu», les qualités des enfanta qu'elle devait avoir, et la durée de la vie de son fiancé*. Tous ces contes^ répétés dans les écoles, répandaieni dans les ruigs dtt peuple la réputation des philosophes, et eeax qui n'auraient pas compris leurs doctrines se sentaient pénétrés de respect au récit de leisrs prodige.

Par cette condescendance, en effet,, qui l'a déshonorée aux yeux de la postérité, la nouvelle école philosophique s'assurait quelques jours de populaiâté et même de puissance. Son concours rendait aux dieux du polythéisme quelque chose de ce qui leur avait manqué pour combattre leur victorieux ennemi). Un des mérites principaux de la religion chrétienne avait été d'offrir aux hommes des croyances à la fois populaires et sublime&r

Page 1