Zos., ibid, — Amm. Marc, xxv
rend. La journée du 28 septembre * (car toute la belle saison avait été employée dans ces pourparlers) vit enfin s'engager la bataille de laquelle dépendait la destinée de la race de Constantin. La fortune du grand empereur l'emporta encore cette fois. Ce fut dans les plaines de Murse,où Magnence s'était résolu à se transporter, après s'être enfin rendu maître de Siscia, que les deux armées en vinrent aux prises. Les chefs répugnèrent jusque sur le champ de bataille à s'exposer eux-mêmes, et la moitié du jour s'écoula sans aucun mouvement décisif*. Cette incertitude était favorable àConstance.Le courage étant égal des deux parts, il avait l'avantage de la science et de rhabilelé stratégique'. Sa grosse cavalerie, revêlue d'armures de fer, d'après un modèle qu'il avait emprunté aux armées persanes , et qui laissait aux mouvements tonte leur «souplesse*; d'autres corps d'invention également nouvelle et ingénieuse, qu'il avait organisés lui-même, déterminèrent la victoire en sa faveur, malgré la vigueur native des troupes gauloises et germaines, dont Magnence ne savait tirer qu'un médiocre parti. La lutte fut pourtant acharnée; la mêlée se prolongea très avant dans la nuit, et coûta à l'empire, si l'on en croit les historiens, une perte de près de cinquante mille hommes répartie entre les deux armées. « Jamais , dit
J. Cette date résulte des Fastes d'Idace GlintOD, Fasti romani, Z^O,