Zon., ib, — Zos.^ ii
Aurèle-Victor, la puissance romaine ne reçut un aussi grand coup^ » Des officiers d'un grade élevé dans les deux camps , Ménélas, chef des archers arméniens, Romulus,le comte Marcellin lui-même, laissèrent leur vie dans cet effroyable combat^. Magnence ne dut son salut qu'à la fuite. Quant à Constance, après avoir pris d'habiles mesures qui contribuèrent beaucoup au succès de la journée, il ne paraît pas avoir aventuré sa personne dans le péril. Il attendit patiemment le résultat de ses combinaisons, retiré dans une église qui était auprès de Murse, en compagnie de l'évêque cauteleux Valons, qui l'assistait de ses prières et savait profiter de ces moments d'angoisse pour s'insinuer dans la faveur impériale. Averti de l'heureuse issue de la bataille par des messagers qu'il avait mis en observation , Valons fut le premier à annoncer à l'empereur qu'il était victorieux. « Et d'où le savez- vous? s'écria le prince encore tout ému. — Un ange me l'est venu dire, répliqua l'audacieux prélats» Parcourant le lendemain le champ de bataille, dont on l'accusait assez haut de s'être tenu trop loin, l'empereur ne put retenir ses larmes à la vue de tous ces braves soldats, de tous ces intrépides défenseurs de Rome, dont les cadavres jonchaient la terre ; et, pour mettre fin à ces horreurs de la guerre civile, il se hâta de proclamer une amnistie; puis, soit pour en attendre l'effet,