‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 84 sur 137 · Liban., Or,, 10, p. 263, 264. — Soc. — Soz., loc. cit · texte numérisé non relu

Liban., Or,, 10, p. 263, 264. — Soc. — Soz., loc. cit

2. Jul., Epist., Tiii, XIX, XXIV, uv.— Nous suivons pour la citation des lettres de Julien l'édition de Spanheim ( qui est la plus complète dans cette partie) tandis que pour ses discours la numération des pages est empruslée à l'édition de Paris, 1630. U chronologie des lettres nous parait avoir été très-heureusement déterminée par M. De»jardins, dans sa thèse sur Julien (Pam, i84ft)^ d'apte» les indicstioiis de réditeur allemand Hegler.

276 LA JEUNESSE DE iULIEN.

diant ainsi occupé, Tencourageait en lui désignant parfois lui-même le sujet de ses discours, et l'avait entre autres choses, chargé de louer les beautés de Constantinople. Â la vérité, dans les dernières années du règne de Gallus, il avait pris un peu plus de liberté. Il avait parcouru l'Asie Mineure, et à Pergame comme à Ëphèse il iivait fréquenté les philosophes de la secte alexandrine, jEdesius, Chrysanthe et Maxime. Il s'était fait instruire de leurs systèmes, avait paru goûter leurs leçons, s'était habillé à leur mode, et avait même laissé pousser sa barbe * . Mais, sur le premier indice de mécontentement venu de Milan, il avait à l'instant changé de conduite, et on l'avait vu reparaître à l'église, rasé, vêtu en moine, et reprenant avec assiduité l'office de lecteur des saintes Écritures, qu'on lui avait enseigné à remplir dès sa jeunesse ^. Pour s'assurer tout à fait de sa disposition, Gallus qui, malgré ses vices, était zélé pour la religion chrétienne, liii avait envoyé un prêtre de sa cour, afin de l'interroger et de l'examiner sur sa foi. Ce prêtre, à son retour, avait rendu le meilleur compte de son enquête, ayant trouvé le jeune prince assidu à l'église et aux tombeaux de tous les martyrs. Il est vrai que c'était un nommé Aétius, grand Arien lui-même et médiocre garant de la foi d'autrui ^

1. Soc, — Soz., loc. cit. — Liban., Or., x, p. 265. — Eanap.« VU» Soph., Maxim., p. 474.

Page 1