‹ L' église et l'empire Romain aux IVe siècleChapitre 101 sur 111 · S. Grog. Naz. — Thûod. — Soc. — Soz., lue. cil · texte numérisé non relu

S. Grog. Naz. — Thûod. — Soc. — Soz., lue. cil

allez y rallumer la guerre au lieu de l’éteindre! Mais c’est au monde entier que vous devez penser. Doutezvous que l’Occident, déjà bien disposé pour Paulin, ne prenne parti pour lui tout entier quand celui-ci pourra appuyer ses prétentions sur l’autorité de la foi jurée? C’est donc le monde, le monde sauvé par le sang de Jésus-Christ, dont vous provoquez la division. Le siège ^d’Antioche serait disputé par deux anges que la querelle ne vaudrait pas encore le risque qu’elle fait courir. Mais de quoi s’agil-il? de supporter quelques années un évêque déjà vieilli, et qui ne peut tarder à mourir. Ensuite évêques et peuples réunis pourront pourvoir ensemble à un choix qui ne rencontrera plus d’opposants et que le Saint-Esprit lui-même nous dictera. De grâce, ayez pitié de tous ceux que le schisme a déjà fait périr et de tous ceux qu’il perdra encore. Sachons céder aujourd’hui pour être plus sûrement maîtres demain 1 . »

Ces conseils étaient excellents : mais Grégoire, qui les a transmis à la postérité, prenant même la peine de leur donner la forme de très-beaux vers grecs, ne nous explique pas aussi bien pourquoi il ne réussit pas à les faire goûter. Malheureusement le motif de celle incrédulité n’est que trop aisé à deviner. Depuis l’aventure malencontreuse de Maxime, les vertus de Grégoire commandaient toujours le respect et son élo-

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