S. Grég. Naz., Or. xl’i
CONCILE 1) E CONSTANTINOPLE. 4 i 1
c’ost la môme consécration à Dieu. Eniin, chez les vieillards comme chez les jeunes gens, les uns marchant d’un pas mesuré vers l’immortalité, les autres faisant violence pour la conquérir, c’est le môme renouvellement de l’âme par les espérances de la foi : . eh bien! cette couronne (je parle ici non selon Dieu et en chrétien, mais laissez-moi dire), je suis de ceux qui l’ont tressée, et c’est l’œuvre de mes discours... Je ne doute pas que les plus sincères d’entre vous, ou plutôt que vous tous m’en rendiez le témoignage. C’est avec vous et sous vos yeux que j’ai travaillé, et la seule récompense que je vous demande de m’accorder, c’est une confession nette de la Trinité. Nous n’avons jamais rien voulu et nous ne voudrons jamais rien de plus; car il faut que la vertu soit sans récompense pour rester la vertu, et qu’elle ne se propose d’autre but que le bien *. »
11 continue en rappelant la pureté de sa doctrine, la netteté de ses professions de foi sur tous les points contestés; puis il passe en revue les principales critiques qui lui étaient adressées, sa complaisance excessive pour ses ennemis, la simplicité extrême de ses mœurs; et il donne à ses réponses la forme vive d’un dialogue ironique :
« Tu es placé, me dit-on, depuis un temps déjà long, à la tète de l’Église , favorisé par les circonstances