‹ L' église et l'empire Romain aux IVe siècleChapitre 14 sur 111 · Amm. Marc., \xvn, G · texte numérisé non relu

Amm. Marc., \xvn, G

à voire félicité g amlisse en s’appuyant sur votre affection 1 . »

Les plus chaleureuses acclamations retentirent alors en l’honneur de Gratien et de sa famille, et la journée s’acheva dans une ivresse de joie populaire. Ce ne fut que le lendemain qu’on remarqua que, contrairement à l’usage jusque-là suivi, Valentinien avait conféré à l’enfant royal, non point le titre de César, appellation ordinaire des héritiers présomptifs, mais celui d’Auguste, qui, en cas d’événement imprévu, lui conférait sans nouvelle élection la totalité du pouvoir impérial. Le jeune Auguste n’en restait pas moins soumis à la tutelle paternelle, et continuait son éducation sous la direction du rhéteur fameux de Bordeaux, Ausone*.

Cette décision fut suivie d’une autre plus étrange et dont le but ne fut pas sur-le-champ aussi apparent. En même temps qu’il couronnait le fils, Valentinien répudia la mère. Sévéra Marina (c’était le nom de l’impératrice) était une femme de naissance obscure, qui, parvenue inopinément au rang suprême, n’avait su mettre ni ses sentiments ni ses mœurs en accord avec sa grandeur nouvelle. On l’accusait de trafiquer de son crédit et de se faire vendre, à des rabais excessifs, des propriétés destinées à former son patrimoine personnel. Ce fut le motif que Valentinien mit en avant pour l’éloigner du trône, où il faisait monter son héritier. On en

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