‹ L' église et l'empire Romain aux IVe siècleChapitre 28 sur 111 · I. S. Crûs. Naz , F.p , i.vm · texte numérisé non relu

I. S. Crûs. Naz , F.p , i.vm

l’épiscopat de saint basile. 133

que chose encore pour la foi et si celle

espérance ne se réalise pas, le jugement de Dieu luimême n’est pas loin. Que si on veut se réunir pour l’intérêt des Églises, je suis prêt à courir au lieu qu’on m'indiquera; s’il ne s’agit que de calomnies à réfuter, je n’ai pas le loisir d’y songer »

Malgré ce dédain bien naturel à une grande âme pour les instruments qui trahissent ses desseins, il était pourtant impossible à Basile de soutenir longtemps à lui seul une lutte qui renaissait de toutes parts sous des faces si diverses. Il le sentit, jeta les yeux autour de lui, et voulut à tout prix être secondé, au moins par ceux que la loi divine soumettait à son autorité. De cette résolution énergiquement prise et poursuivie avec sa persévérance ordinaire, sortit tout un ensemble de mesures, les unes destinées à faire revivre les traditions oubliées de la discipline primitive, les autres constituant de véritables innovations et dont l’exemple, propagé bientôt partout, devait donner à l’organisation ébranlée de l’Église le plus utile complément.

En premier lieu, il voulut être maître chez lui, et dans son propre diocèse. Cela même n’était pas facile; car rien n’égalait le désordre que vingt années de persécution avaient introduit dans l’intérieur des diocèses d’Asie. Les rangs du bas clergé étaient envahis partout, mais en Orient principalement, par

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