Rerjulæ brevius tractalœ, t. ir, p
l’ÉPISCOI’AT DK SAINT BASILE. 173
la nature qu’a établies le Créateur, et pour les observer, il faut tenir le corps en état d’activité et ne le ruiner par aucun excès. C’est là, je pense, la meilleure règle : à savoir, de se maintenir dans les limites posées par le
Créateur Il faut donc que l’ascète se garde de tout
faste extérieur, et tienne cette voie moyenne qui est vraiment la voie royale l , n’inclinant vers aucun excès, évitant de flatter son corps par le relâchement, et de le ruiner par l’excès de l’abstinence. Car s’il eût été meilleur pour l’homme d’avoir le corps brisé, et tout vivant encore d’être comme un cadavre, Dieu l’aurait fait ainsi dès l’origine; et puisqu’il ne l’a point
fait, c’est que ce qu’il a fait, il l’a jugé meilleur
Voyez l’exemple du Seigneur et de l’Apôtre : n’ont-ils point travaillé sans cesse? Voyez saint Paul, toujours à l’œuvre, passant d’un lieu à l’autre, sur les mers, dans les périls, dans les tempêtes, poursuivi, battu de verges, lapidé, et surmontant toutes ces épreuves par l’ardeur de l’esprit et la vigueur du corps. S’il eût détruit cette force de son corps par l’excès des austérités, eût-il pu remporter tant de victoires? Aussi celui quise propose d’imiter en toutes choses Jésus-Christ et ses disciples, fait-il bien de garder toujours son corps dispos pour l’exercice des bonnes œuvres 2 . »
« 11 est faux, dit encore le même traité, s’élevant à de plus hautes considérations, que le corps soit mau-
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