‹ L' église et l'empire Romain aux IVe siècleChapitre 42 sur 111 · S. Bas., Ep. cvn · texte numérisé non relu

S. Bas., Ep. cvn

dit que les gens de bien n’arrivent point aux dignités avec plaisir. Les grands magistrats sont comme les médecins : ils ne voient que des maux et souffrent des souffrances d’autrui j’entends les vrais magis-

trats, ceux qui ne pensent pas au profit et à la gloire

personnelle Mais puisqu’il plaît à Dieu que

le pays des Éborites soit soustrait à la domination des publicains, et ne soit pas réduit par eux à la condition d’un marché d’esclaves, et puisque c’est vous qu’il charge de répartir l’impôt avec équité, acceptez cette tâche, quelque pénible qu’elle soit, pour vous rendre

agréable à Dieu et si personne ne vous tient

compte de vos services, Dieu ne lés ignorera pas 1 . » Voici encore une recommandation adressée à un grand personnage de la cour, et évidemment faite pour passer sous les yeux de l’empereur :

u Grâce à vous, dit-il à Sophronius, notre patrie avait été enrichie d’un magistrat tel que de mémoire d’homme aucun ne s’était assis sur notre tribunal.

Nous en avons joui comme d’un songe car

presque aussitôt par la malice de quelques hommes qui ont profité de la libéralité et de la franchise de son caractère pour se forger des armes contre lui, il a été dénoncé, et la calomnie est venue jusqu’à vos oreilles Je viens lui rendre témoignage, un peu

lard peut-être; inutile consolation comme les chan-

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