‹ L' église et l'empire Romain aux IVe siècleChapitre 63 sur 111 · Amm. Marc., xxix · texte numérisé non relu

Amm. Marc., xxix

LA BATAILLE d’aNDIUNOPLE. 269

pénétrer dans les retraites où les troupes régulières de Rome n’osaient s’enfoncer. Quand ses armements furent complets, il marcha rapidement en avant, sous prétexte que les étages lardaient trop à venir, parvint jusqu’au pied du Mont-de-Fer, et surprenant à l’improviste deux tribus commandées par les plus jeunes frères de Firmus, il les tailla en pièces et brûla une de leurs villes *.

11 s’avança ensuite, sans hésitation, de la plaine vers la montagne, laissant derrière lui, à chaque station, des magasins de vivres. Firmus ne l’attendit pas. Se faisant devancer par des évêques de son parti, qui vinrent demander grâce pour lui, il arriva lui-même au camp romain et se jeta aux pieds du général en implorant son pardon. Théodose le.releva et n’exigea de lui d’autres conditions que la remise entière de tout ce qu’il avait enlevé à Rome, villes, provinces, soldats, insignes militaires et impériaux.

Avant toutes choses, en effet, c’était le bien de Rome qu’il fallait reprendre, et la défection des Romains qu’il fallait punir. Aussi la revendication fut-elle rigoureuse et s’étendit-elle aux moindres objets, jusqu’à une couronne sacerdotale retrouvée dans les bagages des rebelles 2 . La vengeance aussi fut impitoyable. Les cohortes défectionnaires, rassemblées sur un point central

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