Soc., iv, 33. — Soz., vi, 37. — Tlitfod., îv
LA DATAILLE P’.ANDRINOPLE. 310
exilés volontaires s’étaient applaudis de l’avoir suivi, n’ayanl jamais manqué de trouver, auprès des évêques et dans les églises de l’empire, un accueil fraternel. Quand il vit sa nation tout entière menacée d’une dépossession en masse, il lui parut tout naturel de suggérer à ses compatriotes une résolution dont lui-même s’était tant de fois bien trouvé. Les Goths païens, les vieux Goths se récrièrent violemment, et le roi Àtlianaric en particulier déclara qu’il n’y adhérerait jamais, son père lui ayant fait promettre sou§ serment de ne mettre de sa vie le pied sur le sol romain; mais l’ouverture fut mieux accueillie par ceux à qui les leçons d’Ulfilas avaient appris à voir dans les Romains plutôt des frères en Jésus-Christ que des ennemis de leur r«çe ; et d’ailleurs la crainte, une fois maîtresse de ces natures grossières, ne souffrait plus aucune délibération. Athanaric fut déposé et contraint de fuir; deux princes de la race royale, Fritigern et Alavive, furent mis à sa place, et c’étaient eux qui avaient chargé l’évêque d’aller porter la pétition des Goths à Yalens. On l’avait trouvé plus opte qu’aucun autre à faire prévaloir dans le cœur du maître de Rome sur les ressentiments de la politique la pitié due à des coreligionnaires malheureux '.
Tous ces détails, bientôt connus à la cour d’Antioche, disposaient naturellement Yalens en faveur de
l’ambassadeur et de la demande. Rien d’ailleurs n’était