Cod. Theod., xvi, t
toute confusion provenant d’ignorance ou de négligence au sujet de la sainteté de la loi divine, serait considérée comme un sacrilège *.
C’était peu de se proclamer chrétien : Théodose tint à montrer tout de suite qu’il l’était en actes aussi bien qu’en paroles, et une série de lois datées de Thessaloniquc fut destinée à faire sentir au monde que la vérité dans son âme avait pour compagne inséparable la charité. C’était dans le temps du carême qu’il avait reçu le sacrement du baptême. En mémoire de ce bienfait, Théodose décréta d’une façon générale que chaque année, pendant toute la sainte quarantaine, les procès criminels seraient suspendus et qu’il serait fait remise de toute espèce de châtiment corporel. La sévérité contre les délateurs, ce fléau de tous les pouvoirs absolus, était la plus grande marque de bonté et de justice qu’un empereur pût donner à ses sujets. Théodose renouvela à cet égard et aggrava les dispositions de scs prédécesseurs. La peine de mort dut être encourue, non-seulement pour une fausse dénonciation, mais encore pour trois dénonciations véritables : et cela, dit la loi, pour bien manifester la haine que nous avons contre les délations en général. De plus, au cas où la dénonciation aurait pour effet d’entraîner un accusé loin de sa résidence, le délateur fut tenu de se constituer prisonnier et de demeurer sous caution jusqu’à l’issue